Deux semaines après son lancement, l’opération de contrôle et d’arraisonnement des taxis a été suspendue, le 22 mai, par la Mairie de Libreville. Destinée à permettre aux transporteurs de se conformer au règlement de la taxe municipale, l’opération devrait reprendre en juillet prochain.

Les deux dernières semaines à Libreville, se déplacer relevait du parcours du combattant. © Gabonreview

 

Initiée pour permettre aux transporteurs de se conformer au règlement de la taxe municipale, l’opération de contrôle et d’arraisonnement des transporteurs urbains a été suspendue le 22 mai par la mairie de Libreville. «Du 1er janvier au 31 mars, les conducteurs de taxis ont eu tout le temps qu’il faut pour se mettre en règle, à l’amiable, par rapport aux taxes auxquels ils sont assujettis», a affirmé le directeur des finances de la mairie de Libreville, relayé par Gabon 24.

Janvier Ngoua Ona a cependant déploré le peu d’empressement des transporteurs pour régulariser leur situation auprès de l’administration municipale. Ce d’autant que la tarification est accessible à tous, selon les responsables municipaux. Pis, «toutes les dispositions ont été prises pour une campagne de communication avant la fin de l’opération», a souligné Janvier Ngoua Ona. Selon ce dernier, une moyenne de 110 000 francs CFA est appliquée aux taxis-bus. «A côté de cela, le propriétaire doit s’acquitter d’une expertise car nous tenons à la sécurité des passagers», a-t-il révélé.

Les véhicules dits TM (transport de marchandises) déboursent 160 000 francs au titre de la taxe municipale. Pour les taxis classiques, le montant à décaisser est de 60 000 francs CFA. L’opération de contrôle et d’arraisonnement des transporteurs non en règle devrait reprendre en juillet. En attendant cette échéance, «nous avons mis en place une brigade mobile, dont la mission sera d’amener le plus grand nombre à être en règle vis-à-vis de la commune», a conclu Janvier Ngoua Ona.

Sur la période de deux semaines qu’aura duré l’opération de contrôle et d’arraisonnement des taxis non en règle, le transport urbain, notamment, relevait du parcours du combattant à Libreville. Les transporteurs mettront-ils à profit ce sursis pour s’acquitter de la taxe municipale ? Osons l’espérer, car les mêmes causes produiront à coup sûr les mêmes effets.