A l’occasion de la célébration, jeudi 31 mai, de la Journée mondiale sans tabac, beaucoup s’interrogent sur l’entrée en vigueur effective de la législation visant à lutter contre le tabagisme au Gabon. Le Mouvement populaire pour la santé au Gabon (MPS-Gabon) remet la question au goût du jour.

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La lutte antitabac n’a pas véritablement démarré au Gabon. L’inaction du gouvernement n’a pas fini d’exaspérer les associations et ONG œuvrant dans le domaine. Pourtant, des lois existent, qui auraient permis de faire face au nombre sans cesse grandissant des victimes du tabagisme dans le pays.

A la faveur d’une réunion avec des experts du ministère de la Santé, mercredi 30 mai, le MPS-Gabon a une nouvelle fois invité les autorités à mettre en application la législation visant à lutter efficacement contre le tabagisme qui existe depuis 2013. Mais la principale loi que les associations et ONG gabonaises voudraient voir appliquer en urgence concerne la consommation de tabac dans les lieux ouverts au public (restaurants, hôtels, etc.). Celle-ci existe depuis 2016. Les autorités ne sont jamais allées plus loin dans sa promotion auprès des populations.

Publié le 8 mars 2018, le dernier rapport de l’Atlas du tabac indique que «la complaisance (des autorités gabonaise) face à l’épidémie de tabagisme fait que le nombre de victimes du tabagisme augmentera chaque année». Le même rapport évalue le coût économique du tabagisme au Gabon à 59,2 millions de francs CFA, partagés entre les coûts directs liés aux dépenses de santé et les coûts indirects liés à la perte de productivité due à la mortalité et à la morbidité précoces.