Le numéro 2 de la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed) pourrait être amené, dans les semaines qui viennent, à s’expliquer devant la justice pour les délits d’usurpation, faux et usage de faux, dont il est accusé par le SAEG.

Simon Ndong Edzo, membre de la Conasysed, st accusé par le SAEG d’«usurpation, faut et usage de faux». © Gabonactu.com

 

Simon Ndong Edzo pourrait être appelé à répondre de ses actes devant la justice dans les semaines qui viennent. Du moins, «si ce dernier ne se ravise pas», a prévenu le président du Syndicat autonome des enseignants du Gabon (SAEG), Christian Alou Ndong Mba.

Ce serait un bien curieux retour de bâton pour le délégué général de la Conasysed qui, le 4 mai, a assigné en justice le ministère de l’Intérieur pour «cessation de trouble et communication de l’arrêté n°006/MISPDL, suspendant toute activité du groupement syndical». Une action qu’il avait initiée en sa qualité de représentant du SAEG. Lui contestant cette qualité, le responsable dudit syndicat n’a pas hésité à brandir à l’encontre de l’intéressé la menace d’une plainte pour «usurpation et faux et usage de faux».

La raison donnée par le président du SAEG : Simon Ndong Edzo ne fait plus partie de son syndicat depuis novembre 2010. Son exclusion lui aurait formellement été notifiée le 12 janvier 2011. Selon le bureau national de l’organisation syndicale, à l’époque, le numéro 2 de la Conasysed, ne répondait plus aux attentes des membres. Mieux, alors qu’il était président du SAEG, son style de gestion avait profondément mis à mal le syndicat. «Depuis 2001, date de la prise de fonction de Ndong Edzo, le syndicat a vécu dans un coma profond».

En manque de tribune après l’interdiction des activités de la Conasysed, le 17 mars dernier, Simon Ndong Edzo aurait-il jugé bon d’oublier son exclusion pour tenter d’obtenir du ministère de l’Intérieur des explications ? Chez nos confrères du quotidien Matin Equatorial, Christian Alou Ndong Mba pense que oui. Il semble d’ailleurs voir dans l’attitude de l’ancien président du SAEG un calcul pas forcément corporatiste. A la tête du SAEG, Simon Ndong Edzo aurait eu du mal à cacher son attrait pour l’argent. Son poste et son bagou au sein de la Conasysed lui permettaient-ils d’en empocher autant, au point de se faire passer pour le membre d’une organisation à laquelle il n’appartenait plus depuis plus de sept ans ?