Accusé par d’autres d’être souvent du côté du gouvernement, le Congrès des agents publics et parapublics de l’Etat (Cappe), célèbre cette année son 10e anniversaire. La ville d’Oyem devrait accueillir les activités prévues pour cette célébration.

Emmanuel Mvé Mba, le président du Cappe depuis 10 ans. © DCP-Gabon

 

Créé en 2008 avant de se muer en centrale syndicale un an plus tôt, à la faveur d’une assemblée générale constitutive à Libreville, le Cappe célèbre cette année son 10e anniversaire. Emmanuel Mvé Mba, indéboulonnable depuis ces dix dernières années à la tête de l’organisation a annoncé, lundi 9 avril, que la célébration aura lieu dans quelques jours à Oyem.

Le 12 avril prochain dans le chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, il s’agira, a précisé le président du Cappe, d’organiser «une activité scientifique», notamment «un séminaire». Durant ces travaux, les membres de la centrale syndicale, qui compte une dizaine d’organisations, envisagent de «se projeter pour les 10 années à venir».

Dix ans après, Emmanuel Mvé Mba assure que son organisation a «évolué étape par étape (pour arriver) vers la maturité». Il promet d’ailleurs que le Cappe a «encore beaucoup de choses à prouver (et) à défendre pour les travailleurs». Accusé par d’autres syndicats d’être trop souvent du côté du pouvoir quelle qu’en soit la lutte, le Cappe ne revendique pas moins sa position au niveau national et continental. «Depuis 10 ans, nous représentons l’Afrique francophone au niveau de la FSM [Fédération syndicale mondiale], nous avons des représentants au Conseil économique et social, à la CNAMGS», informe Emmanuel Mvé Mba.