Face au bras de fer entre les syndicats de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et leurs dirigeants, le ministre de la Prévoyance sociale a notamment appelé les premiers à respecter les dispositions du droit syndical.

Guy Maixent Mamiacka lors de son intervention à la CNSS, le 19 septembre 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

En visite à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) où il est venu «échanger et apprécier davantage la réalité du fonctionnement de la maison», le 19 septembre à Libreville, le ministre de la Prévoyance sociale a recadré les syndicats de cette institution. «Quelques murmures assourdissants ont été entendus dans les travées du ministère des Affaires sociales ; et, ont même eu une résonnance jusqu’à la primature», a regretté Guy Maixent Mamiacka.

La dernière sortie à la CNSS est celle du Syndicat des professionnels de la sécurité sociale (Sypross). Le 1er septembre à Libreville, le syndicat déplorait notamment la suppression du 13e mois, la restriction des libertés syndicales ou encore les décisions contreproductives prises par la direction générale.

S’il a reconnu la nécessité des mouvements d’humeurs, le membre du gouvernement a rappelé que ceux-ci doivent être observés «en conformité aux dispositions y relatives». Tout comme il a insisté sur «la pertinence des revendications des syndicats. Les questions évoquées vont du plus sérieux au superflu», a relevé Guy Maixent Mamiacka. Ce dernier a fait notamment allusion à une correspondance adressée au directeur général de la CNSS, et pour laquelle il était en copie.

Face à cette situation, le ministre de la Prévoyance sociale a préconisé la multiplication de la communication interne au sein de la CNSS. «Cela permettra aux syndiqués, avant de nous saisir, d’être sûrs de leurs revendications ; plutôt que de nous transmettre des informations infondées. Nous avons donc l’obligation d’améliorer le dialogue social interne entre la direction générale et tous les agents. Ce n’est qu’à ce prix que les agents comprendront et s’approprieront la portée des réformes engagées par la direction générale», a conclu Guy Maixent Mamiacka.