Ayant récemment refusé de saisir la main-tendue de la direction générale visant à apaiser le climat social à La Poste SA, le Syndicat national des agents de la Poste (Synaposte) est accusé d’entretenir le conflit au sein de l’entreprise. Son porte-parole conteste.

En grève depuis des mois, les agents de La Poste SA affiliés aux Synaposte disent ne pas avoir été invités à discuter. © Gabonactu.com

 

Invités à discuter avec la direction générale, vendredi 19 janvier, sur les différents sujets qui les opposent, les agents de La Poste SA affiliés au Synaposte ne s’étaient pas rendus au rendez-vous. Leur attitude n’a pas été appréciée par les collaborateurs de Michaël Adande, à l’instar de l’inspecteur-coordonnateur de l’entreprise selon lequel, ces agents rentrés en grève depuis des mois ont simplement refusé de répondre à l’invitation qui leur avait été adressée, pour tenter d’apaiser le climat social au sein de la structure.

«C’est un argument qui est faux !», a réagi, mardi 23 janvier, Jacques Ikapi Bivigou, sur Radio Gabon. Le porte-parole du Synaposte s’explique : «Le document qui (nous a été adressé) parlait des partenaires sociaux. Et dans le fond, la direction générale s’est permise de n’appeler que les délégués syndicaux, parce que, justement, le syndicat est dérangeant, le syndicat est imposteur, ne dit que la vérité et ne traite que des questions de texte. Or, nous avions estimé que les délégués qui ont été appelés n’ont plus ni la légalité ni la légitimité.»

Le Synaposte reproche à la direction générale d’avoir invité à discuter des délégués syndicaux élus en 2013, sous la bannière des filiales qui n’existent plus aujourd’hui au sein de La Poste SA, parce que «dissoutes par le P-DG Michaël Adande». «Dès que, sur le plan juridique, la filiale est dissoute, on ne peut plus participer à une telle réunion. Pour notre part, nous nous sommes donc dits que nous n’avons pas reçus d’invitation», s’est défendu le porte-parole du Synaposte. Pour le syndicat, «en réalité (les responsables de La Poste SA) ne veulent pas discuter de fond en comble des problèmes qui existent» dans l’entreprise.