Insatisfaits des négociations entamées avec le gouvernement, le Syndicat national des greffiers (Synagref) a décidé, au terme de son assemblée générale tenue le 28 mars à Libreville, de poursuivre son mouvement de grève.

Georges Boupenga (à gauche) lors d’une assemblée générale du Synagref, en février 2018. © Gabonreview

 

A l’issue de son assemblée générale tenue le 28 mars à Libreville, le Syndicat national des greffiers (Synagref) a décidé de poursuivre son mouvement de grève déclenché le 21 février dernier. Une décision motivée par l’insatisfaction des négociations entamées avec le gouvernement.

Les revendications du syndicat tournent autour du statut particulier des greffiers, le salaire de la promotion 2017, l’établissement des cartes professionnelles ou encore la signature intégrale de tous les arrêtés portant titularisation des greffiers. A cela d’ajoutent le reclassement des admis au concours professionnel de 2014 et la situation du greffe de l’Agence nationale de la promotion des investissements (ANPI).

«Ces points qui ont fait l’examen de notre entretien avec le Premier ministre ont trouvé des pistes de solution qu’il nous fallait proposer à la base», a déclaré le président du Synagref. «Les greffiers ont estimé avoir tendu la main au gouvernement suffisamment longtemps, par la tenue d’audiences spéciales. Ils ont donc estimé que la balle est dans le camp du gouvernement», a ajouté Georges Boupenga.

Insatisfaits de l’issue des négociations en cours avec le gouvernement, le Synagref a donc décidé de poursuivre le mouvement de grève lancé le 21 février. «Le piquet de grève va se poursuivre et les greffiers iront en commission avec la tutelle jusqu’à la satisfaction des revendications. C’est ce qui a été décidé», a conclu le président du Synagref.

Au lancement de sa grève, le Synagref avait déjà prévenu que le mouvement ne sera levé qu’une fois ses revendications totalement satisfaites. Une position respectée jusqu’ici.