Visant à vulgariser au Gabon les nouvelles normes du Système comptable de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (Syscohada), un symposium dédié s’est ouvert le 27 novembre à Libreville. Etalé sur plus de 10 semaines, ce conclave est présenté comme une étape de plus dans l’harmonisation des outils de comptabilité au service de la croissance et du développement.

Les officiels lors du lancement du symposium, le 27 novembre 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Le symposium national d’adaptation aux nouvelles normes du Système comptable de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (Syscohada) s’est ouvert le 27 novembre à Libreville. Lançant les travaux de ses assises, le Premier ministre est revenu sur les enjeux de ce conclave étalé sur plus de 10 semaines.

«Deux décennies après le traité consacrant la création de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (Ohada), le Gabon est particulièrement fier d’accueillir les présentes assises qui constituent une bonne occasion de vérifier si les objectifs initiaux ont bien été atteints. Ces objectifs, faut-il le rappeler, visent à garantir la transparence et la sécurité des affaires, d’une part. Et, d’autre part, à susciter l’investissement privé extérieur dans l’espace francophone africain», a rappelé Emmanuel Issoze-Ngondet.

Emmanuel Issoze-Ngondet, Jean-Fidèle Otandault et Dorothé Sossa lors de leurs discours. Quelques membres du gouvernement et un plan de la salle pendant la cérémonie. © Gabonreview

Le chef du gouvernement est d’avis que ce symposium apparaît comme «une étape de plus dans la mesure des pratiques d’harmonisation des outils de comptabilité au service de la croissance et du développement». Ce conclave est organisé par le ministère du Budget sous la direction du Conseil national de la comptabilité (CNAC), avec la supervision technique du cabinet Osmose Consulting International.

L’événement réunit les cabinets nationaux et internationaux d’expertise comptable et les professionnels des sociétés, qui co-animeront les travaux sur une soixantaine de thèmes. Concrètement, les travaux et formations qui seront initiés tout au long de ce symposium porteront sur les règles qui devront régir, début 2018, l’exercice de la comptabilité dans les pays membres de l’Ohada.

A cette occasion, le ministre du Budget a rappelé que ces nouvelles règles comptables découlent de l’adoption par le Conseil des ministres des pays membres de l’Ohada, le 26 janvier dernier à Brazzaville, de l’Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF). «Il était donc important que notre pays se saisisse le plus rapidement possible de ces changements pour que la nouvelle réglementation soit vulgarisée, partagée, le plus largement possible avec les organismes et entités concernés», a déclaré Jean-Fidèle Otandault.

Selon le secrétaire permanant de l’Ohada, l’AUDCIF astreint toutes les entités soumises à ses dispositions portant sur le droit commercial (…) à mettre en place les comptes combinés ainsi que les états financiers ; à compter du 1er janvier 2018 pour les comptes personnels et, un an plus tard, le 1er janvier 2019 pour les comptes consolidés.

«Cet Acte uniforme tente à améliorer notre droit comptable et introduit d’importantes innovations susceptibles de favoriser le développement et la bonne gouvernance des entreprises (…) A travers cette réforme, l’ambition commune des Etats membres de l’Ohada est de se doter d’un droit comptable plus sûr et mieux adapté à nos réalités économiques, ainsi qu’au contexte international», a affirmé Dorothé Sossa.

Ce dernier n’a pas manqué de souligner l’importance de la CNAC dans le cadre de cette réforme. «Elle tient un rôle essentiel en tant que correspondant national de la commission de normalisation comptable de l’Ohada. Elle a notamment pour missions d’émettre, dans le domaine comptable, des avis, des recommandations concernant l’ensemble des secteurs économiques (…) et vulgariser les normes comptables», a conclu le secrétaire permanent de l’Ohada.