De 12 mois, la suspension de la chaîne de télévision publique française a été ramenée à 3 mois par la Haute autorité de la communication (HAC).

La HAC n’a pas apprécié la rediffusion du documentaire «Le clan Bongo : une histoire française» par France 2, le 16 août 2018. © Capture d’écran

 

Pour avoir rediffusé, le 16 août dernier un numéro de l’émission Complément d’enquête consacré au Gabon, et particulièrement à la famille Bongo, France 2 avait écopé, le 22 août, d’une lourde sanction de la part de la HAC : 12 mois d’interdiction d’émettre au Gabon. Au terme d’une séance plénière extraordinaire tenue lundi, le régulateur des médias a décidé de réduire de 9 mois la sanction infligée à la chaîne de télévision publique française. De 12 mois, la suspension a été ramenée à 3 mois, informe ce mardi la porte-parole de l’institution.

Si l’on se doute qu’elle a subi quelques pressions, y compris de la part des milieux diplomatiques, la HAC tente de faire bonne figure en justifiant son rétropédalage par une action que la direction parisienne de France 2 aurait initiée ces derniers jours. Selon le communiqué du régulateur, la chaîne française a soumis récemment à Raphaël Ntoutoume Nkoghe «une requête en révision de sa suspension», que le président de la HAC et le collège des membres ont trouvé «recevable».

Mieux, «outre le recours de France 2, justifie encore le communiqué, le président de la HAC a été également saisi par ses homologues, présidents des institutions similaires réunis autour du Réseau des instances africaines de régulation». Ce serait précisément cette intervention qui aurait décidé la HAC à revoir à la baisse sa sanction contre France 2. Ce serait également les «appels lancés par ses homologues» qui lui auraient rappelée son «rôle pédagogique».