Libéré à la suite d’une récente rixe avec un agent de police, l’ancien maire du 3e arrondissement de Libreville a demandé pardon, avant d’annoncer des poursuites judiciaires contre le flic.

Serge Williams Akassaga.  © D.R.

Serge Williams Akassaga. © D.R.

 

Réputé proche du président de la République, l’ancien maire du 3e arrondissement de Libreville s’était plutôt négativement fait remarquer dans l’après-midi du 26 mai dernier au quartier Nombakélé. Au cours d’un échange de propos peu courtois avec un agent de police qui a tenté de faire entendre raison à sa petite amie en défaut de permis de conduire, la discussion s’était achevée par des coups portés au dépositaire de l’autorité publique. Mis en détention à la suite de cet écart de conduite avant d’être libéré quelques heures plus tard, l’homme politique a dit regretter son acte. Qui l’eut cru ? Et pourtant, à en croire le site de la chaîne de télévision France 24, celui que l’on accuse d’avoir porté le premier coup a fait son mea culpa.

Personnage haut en couleurs, ayant toujours assuré assumer la totalité de ses actes et choix, Serge Williams Akassaga «s’excuse auprès de tous ceux qu’il a pu blesser par son comportement». Toutefois, apprend-on, il a annoncé avoir porté plainte contre l’agent qui l’aurait traité d’homosexuel. Une plainte dont il s’est gardé de préciser le motif. Pour sa part, le ministre de l’Intérieur a dit «regretter fortement l’acte incivique qui montre que les gens ne comprennent pas le rôle de la police». Mais comme pour ne pas désavouer celui qui est présenté comme le signataire de l’acte de naissance querellé d’Ali Bongo, Guy-Bertrand Mapangou s’est montré pour le moins compréhensif, affirmant que «tout homme est susceptible de fautes». Pour l’heure, indique France 24, Serge Williams Akassaga attend patiemment son audience. Son épouse est également inculpée pour conduite sans permis. L’audience aura lieu le 19 juin prochain. Alors qu’on le disait lavé de tout soupçon après sa libération, certaines langues estiment qu’il risque jusqu’à deux ans de prison pour délit de violence envers agent.