Reçu par le ministre de l’Economie, le 25 octobre à Libreville, le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a salué les efforts du Gabon visant à renforcer la solidité du système bancaire sous-régional.

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En visite à Libreville, le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a été reçu le 25 octobre par le ministre de l’Economie. Abbas Mahamat Tolli et son hôte ont notamment évoqué les efforts consentis pour préserver la stabilité financière dans la sous-région.

«La banque a mis en place un nouvel instrument que nous appelons mécanisme des liquidités d’urgence ayant déjà servi à renflouer les fonds propres de certaines banques. Nous avons aussi des efforts menés par les pays membres pour essayer d’appuyer ceux fournis par la Banque centrale», a expliqué Abbas Mahamat Tolli.

Un instrument s’inscrivant dans le cadre des 21 mesures adoptées à l’issue du sommet des chefs de l’Etat de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (Cemac), le 23 décembre 2016 à Yaoundé. En effet, la BEAC a été engagée à proposer à brève échéance, en faveur des Etats, des mesures visant à promouvoir la migration progressive vers le financement par les marchés de capitaux, en substitution des financements directs de la banque centrale.

«Le Gabon a signé une convention avec les banques à l’effet d’apurer les créances que l’Etat détient au niveau des établissements bancaires. Je pense que ce sont là aussi des efforts que nous encourageons. Ce sont des initiatives conjuguées permettant de renforcer la solidité de notre système bancaire», a affirmé Abbas Mahamat Tolli.

Dans le contexte économique actuel, le ministre de l’Economie, pour sa part, a estimé que le renforcement de la permanence monétaire au sein de la région est devenu un impératif. «Lorsque les chefs d’Etat se sont réunis à Yaoundé, plusieurs mesures ont été arrêtées pour renforcer la stabilité monétaire et financière au sein de la Cemac. Et ces réformes, la banque centrale y est totalement associée. Car il fallait absolument que nous puissions prendre des mesures pour arrêter l’érosion monétaire», a déclaré Régis Immongault.

Selon le membre du gouvernement, cet objectif passe par des programmes économiques et financiers consistant à renforcer la mise en œuvre des fonds structurels. «Le Gabon s’est inscrit dans cette dynamique et c’est dans ce sens que le Plan de relance économique a été adopté et que nous avons demandé l’appui du Fonds monétaire international (FMI) pour nous accompagner dans ses réformes économiques et financières», a rappelé le ministre de l’Economie.