A Tchibanga, l’agence de la Banque gabonaise de développement (BGD) a récemment été accusée d’indélicatesse par un client.

L’agence «Ozigo» de Tchibanga. © BGD

L’agence «Ozigo» de Tchibanga. © BGD

 

Au cœur des inquiétudes des fonctionnaires il y a quelques mois, alors que son agence de Tchibanga peinait à honorer le paiement de leurs salaires, les supposés «magouilles» au sein de la Banque gabonaise de développement (BGD) polluent de nouveau l’ambiance. Désormais, l’on évoque d’éventuelles manipulations de comptes. Une situation qui a vite suscité la méfiance des usagers de l’établissement bancaire, dont la plupart exige désormais que toute la lumière soit faite sur la gestion de leur argent, en plus de la vérification répétée de leurs avoirs, d’autant que l’un d’eux a récemment été victime de la boulimie d’un des responsables de l’agence de Tchibanga, aidé par un collègue de Franceville. La banque aurait été trainée en justice.

De fait, après avoir constaté la disparition d’une somme de plus de 2 millions de francs sur son compte domicilié à l’«agence Ozigo» de la Banque gabonaise de développement de Tchibanga, un client a décidé de porter l’affaire au tribunal de première instance du chef-lieu de la province de la Nyanga. La victime, directeur général d’une entreprise de construction de bâtiment, aurait constaté la disparition de ses avoirs en exigeant de la banque l’historique de son compte. Si la «manipulation frauduleuse» a rapidement été établie, la victime estime que le coupable présumé aurait été aidé par le gestionnaire de l’agence de Franceville. Une accusation que le chef d’agence locale, Jean Olivier Kombila Kombila, aurait soutenue, indique Radio Gabon qui rapporte la curieuse affaire. Notre confrère ajoute à cet effet que le responsable aurait ordonné à ses collaborateurs, notamment au directeur du département clientèle du réseau des agences, de résoudre au plus vite cette situation, en restituant la somme extraite du compte du client, non sans exiger de lui que la victime bénéficie d’un dédommagement, en vue de laver la réputation de l’établissement bancaire.