La Société de transformation agricole et de développement rural (Sotrader) va procéder au renforcement des capacités des planteurs et coopératives de la Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagées (Graine). Une initiative financée par un don du Fonds d’assistance pour le secteur privé africain (Fapa), conformément à l’accord signé entre Sotrader et la Banque africaine de développement (Bad), le 27 décembre à Libreville.

Echange de documents entre Jean-Louis Moubamba et Théophile Ogandaga, le 27 décembre 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

La Banque africaine de développement (Bad) et la Société de transformation agricole et de développement rural (Sotrader) ont signé, le 27 décembre à Libreville, l’accord de don du Fonds d’assistance pour le secteur privé africain (Fapa). Evaluée à un million de dollars (plus de 552 millions de francs CFA), cette enveloppe permettra à Sotrader de renforcer les capacités des planteurs et des coopératives de la Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagées (Graine).

Moments de la cérémonie. © Gabonreview

Selon le représentant intérimaire de la Bad, deux problématiques avaient été identifiées pour augmenter les réalisations de Graine. «Le renforcement des capacités des coopératives et des planteurs travaillant dans la culture du palmier à huile, de la banane, de la tomate, du manioc et du piment. Et, l’accès aux services financiers des coopérateurs», a souligné Jean-Louis Moubamba. «La Bad a répondu favorablement à la requête du gouvernement gabonais par l’approbation par son conseil, d’un don d’un million de dollars le 27 octobre 2017», a-t-il rappelé.

Pourvu par le Japon dans les ressources de la Bad, le Fapa sera utilisé pour répondre à la problématique liée au renforcement des capacités des coopératives et des planteurs. En effet, le Fapa met l’accent sur cinq secteurs prioritaires pour un développement efficace du secteur privé. Il s’agit de créer un environnement favorable ; renforcer les systèmes financiers ; construire des infrastructures compétitives ; promouvoir le développement des micros entreprises et entreprises de taille moyenne ; promouvoir le commerce.

«L’assistance technique est octroyée avec pour but principal d’améliorer durablement la vie des planteurs par des formations ciblées sur une meilleures gestion des coopératives déjà mises en place et des ressources personnelles des planteurs. Il s’agira, sur une base pilote, de former 100 jeunes formateurs pour accompagner la gestion des coopératives. Et, 2700 planteurs (dont 70% de femmes, ndlr) aux principes de gestion de leurs ressources commerciales», a détaillé Jean-Louis Moubamba.

L’assistance de Sotrader est financée pour deux millions de dollars (plus de 1,2 milliard de francs CFA) sur 48 mois. Soit 552 millions de francs CFA par le Fapa ; plus de 276 millions de francs CFA par le Fonds de renforcement des capacités de la microfinance (FRCM) ; et plus de 276 millions de francs CFA par le duo Olam-Sotrader.

L’octroi de ce don a ravi le Président directeur général (P-DG) de la Sotrader. D’autant qu’il intervient à la suite du prêt de 65 milliards de francs CFA octroyé récemment par la Bad au gouvernement gabonais. «Ce don démontre à suffisance l’intérêt et la confiance que la Bad place dans la mise en œuvre par Sotrader du programme Graine», s’est réjoui Théophile Ogandaga. «La mise à disposition de ces sommes n’a été rendue possible que parce que la banque a jugé que dans sa conduite des affaires, Sotrader est alignée aux normes de gouvernance et de responsabilité sociale des entreprises. Et, que les réalisations obtenues étaient de nature encourageante», a expliqué le patron de Sotrader.

Déployé dans sept provinces sur neuf, le programme a enregistré 838 coopératives dont 101 sont activité. Le programme a délivré 732 agréments et 166 titres fonciers. Tout comme, il a permis de défricher 10 099 hectares et de développer 7466 hectares de plantations. Démarrée en 2017, la phase de récolte a obtenu à ce jour, une production de 800 tonnes de manioc et 100 tonnes de bananes.

«L’année 2018 est placée sous le thème de l’accélération de la mise en œuvre des opérations du programme Graine. Cela se traduira par une augmentation significative des surfaces plantées de 2000 hectares et de la production totale de banane, de manioc et de maïs, qui s’élèvera à environ 16 000 tonnes», a conclu Théophile Ogandaga.