Face à l’enlisement de la situation à la Société gabonaise de transport (Sogatra), depuis la grève déclenchée le 9 juin, les responsables des syndicats des conducteurs et techniciens (Sycotec) et des transports terrestres (Synatrat) de cette entreprise ont annoncé la reprise du travail, à travers un service minimum pour le 23 août prochain.

Les membres du Sycotec et du Synatrat pendant la conférence de presse, le 15 août 2017 au siège de la Sogatra. © Gabonreview

 

S’achemine-t-on vers la fin de la grève à Sogatra ? C’est le souhait exprimé par une partie des acteurs de la grève qui paralyse l’entreprise depuis début juin.

Lors d’une conférence de presse tenue le 15 août 2017, au siège de la société, les responsables des syndicats des conducteurs et techniciens (Sycotec) et des transports terrestres (Synatrat) ont fait le point sur l’ouverture des négociations à partir de ce 18 août, au regard des avancées déjà enregistrées.

Pour ces syndicats qui se présentent comme des syndicats responsables, les avancées déjà enregistrées vont permettre une reprise du travail dès le 23 aout, tout en poursuivant les négociations.

Les membres de ces deux syndicats ont affirmé avoir reçu trois mois de salaire et au 15 juillet, le gouvernement leur devait encore trois autres mois (juin, juillet et août). «Puisque l’Etat a déjà fait un pas, nous aussi, nous faisons un pas et cela évoluera en fonction des situations bonnes ou mauvaises», a précisé le président du Sycotec, Saturnin Ebienga.

Si les membres du Sycotec et du Synatrat ont appelé les différents syndicats de la Sogatra à la cohésion, ils ont néanmoins dénoncé ce qu’ils qualifient de «faux syndicats», à savoir le «Sytrasoc et le Syatra», deux autres acteurs du blocage des activités à la Sogatra.

«Il y a des gens qui font dans le désordre», a lancé Cyrille Gaston Ledoumou Ndoudi, le secrétaire général du Sycotec. Pour lui, «les gens font dans l’intox, dans la diffamation et dans l’amateurisme», a-t-il dit de ses collègues des deux autres syndicats. Une sortie qui n’aidera pas à la décrispation de l’atmosphère délétère au sein de la principale société nationale de transport du pays.

Le personnel de la Sogatra est entré en grève pour réclamer le paiement des cinq mois d’arriérés de salaires, le règlement de la dette de 14 milliards auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), ainsi que la non-déclaration trimestrielle des salaires (DTS) à la CNSS.