Après la sortie du collectif des syndicats de la Société gabonaise de transport (Sogatra), le weekend dernier, la direction générale a riposté le 31 juillet à Libreville. Une sortie de l’équipe dirigeante visant à éviter un «un enlisement total».

Les agents de la Sogatra ne sont pas prêts de reprendre du service. © sogatra.ga

 

Motivée par le souci d’éviter un «enlisement total», la direction générale de la Société gabonaise de transport (Sogatra) a réagi, le 31 juillet, à la sortie du collectif des syndicats de la Sogatra. Représentée par son chargé d’études et des institutions, Joumas Mabignath, la direction générale de la Sogatra, a déclaré que le collectif représenté par Rodrigue Tsanga, ayant porté la parole des grévistes, le 30 juillet, n’est pas reconnu par l’entreprise.

Les agents appartenant à ce collectif «agissent sous les ordres du directeur d’exploitation, suspendu par le directeur général Patrick Assélé, absent depuis des mois pour des raisons de santé», a déploré Joumas Mabignath, relayé par le quotidien L’union du 1er août. «Ce collectif non reconnu est la création de certains dirigeants bien identifiés par le directeur général, Patrick Assélé, avant la dégradation de son état de santé», a ajouté le responsable de la Sogatra. Et ce dernier de faire part de l’indignation et la désolation de la direction générale face au comportement du directeur d’exploitation suspendu pour «insubordination et incompétence».

Evoquant la mauvaise gestion de l’entreprise et l’implication des personnes extérieures dans la gouvernance de la société, également souligné lors de leur point de presse par les membres de ce collectif, la direction générale de la Sogatra ne s’y reconnaît pas non plus. S’inspirant des statuts de la structure, le chargé d’études a expliqué les prérogatives du directeur générale pour relever qu’il «jouit des pouvoirs les plus étendus dans la limite de l’objet social… ». Ceci pour justifier, en effet, la collaboration de la Sogatra avec des personnes extérieures à l’entreprise.

S’exprimant sur la grève, Joumas Mabignath a admis les motifs ayant conduit à son déclenchement, à savoir le non-paiement des salaires des mois de mars, avril, mai et juin 2017 et la dette à payer à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) étalée sur la période «du premier trimestre 2005 à nos jours». Ce qui représente «14 milliards de francs CFA».

Eu égard à ce qui précède, et tenant compte de la multitude de syndicats se retrouvant au sein de la Sogatra, la situation semble désormais hors de contrôle. Les uns accusant les autres de faire le lit de leur «mentor» et vice-et-versa. L’on court certainement vers l’enlisement si toutes les mesures ne sont pas prises par le gouvernement pour sortir cette entreprise publique de la zone de turbulence dans laquelle elle s’enfonce.