Des conclusions du séminaire sur la retraite à l’augmentation des heures de cours pour les enseignants, en passant par celle des frais d’inscription et d’écolage pour les étudiants, le Syndicat national des enseignants-chercheurs (Snec) de l’UOB s’est opposé à tous les projets du gouvernement à l’occasion de sa rentrée.

Les membres du Snec durant leur assemblée générale d’information. (photo d’archive)© Gabonreview

 

L’année académique 2017-2018 devrait à nouveau connaître des troubles dans les universités et grandes écoles publiques. Le Snec a annoncé la couleur à l’occasion de sa rentrée le week-end écoulé. Une rentrée qui s’est faite sous le signe du refus des dernières réformes gouvernementales touchant le secteur de l’Enseignement supérieur.

Au terme de leur assemblée générale, les membres de l’organisation syndicale ont par exemple «conditionné la poursuite des soutenances et la rentrée académique 2017-2018 au paiement intégral de toutes les sommes dues aux enseignants-chercheurs dans le cadre de leurs vacations des années antérieures».

«L’assemblée générale a décidé à l’unanimité de rejeter l’arrêté du ministre de l’Enseignement supérieur qui augmente le taux horaire de chaque enseignant, qui augmente les services dus par ces enseignants, ainsi que l’interdiction du droit de grève dans le secteur de l’Education et de la Santé», a également annoncé Jean Rémy Yama, le président du Snec.

En soutien avec les étudiants ayant manifesté il y a quelques semaines leur désapprobation, face à l’augmentation des frais d’inscription et d’écolage, le syndicat s’est, lui-même, opposé à cette décision dont les autorités rectorales avaient déjà indiqué qu’elle s’est faite sur la base des discussions avec les enseignants et les étudiants. «Faux !» a réagi le leader du Snec. «L’assemblée générale rejette l’augmentation actuelle car, elle ne se reconnaît pas dans toutes discussions avec les autorités à la suite desquelles cette décision a été prise.»

De même, son bras-de-fer avec le gouvernement, le Snec ne compte pas le faire sur le seul sujet des réformes dans le secteur de l’Enseignement supérieur. L’organisation syndicale entend également s’opposer aux recommandations du séminaire initié récemment par le ministère de la Famille, de la Protection sociale et de la Solidarité nationale sur la question de la retraite. «S’agissant de la pension retraite, l’AG rejette toutes les conclusions de cette rencontre, tant que le Snec ou la Dynamique unitaire ne seront pas intégrés aux pourparlers», a déjà prévenu Jean Rémy Yama.