Le directeur général de la Société meunière et avicole du Gabon (Smag), Bruno Lardit a décliné le 11 avril, les raisons du plan de restructuration économique qu’entend adopter la Smag dans les prochains jours.

Vue de l’usine de la Smag à Libreville. © D.R.

 

Confrontée à de nombreuses difficultés économiques, la Smag entend adopter dans les prochains jours, un plan de restructuration. Selon le directeur général, ce plan est dû «aux arriérés de l’Etat, à la dégradation de la trésorerie, la perspective de l’arrêt de la subvention due à la concurrence ainsi que la baisse de l’activité de 20%».

En ce qui concerne l’ensemble des arriérés cumulés dus par l’Etat, ceux-ci «dépassent 14 milliards de francs FCFA», a déclaré Bruno Lardit dans les colonnes du journal L’Union.

Bruno Lardit, le directeur général de la Smag. © D.R.

A en croire le directeur général de la Smag, en plus d’acter «la compensation de 2 milliards d’arriérés fiscaux, le gouvernement s’était engagé à signer une convention d’apurement de la dette de 11 milliards de francs CFA à la date du 31 décembre 2014 ; soit 9 milliards sur une période de 4 ans». Il se trouve malheureusement que la Smag n’a reçu aucun versement depuis la signature de cet accord, a déploré Bruno Lardit.

Par ailleurs, «au cours de l’année 2016, la Smag aurait dû recevoir un total de 2,9 milliards de la part de l’Etat mais n’a reçu que 200 millions de FCFA, soit 7% des sommes prévues», a affirmé Bruno Lardit. Cette situation a entrainé selon lui, une forte « perte du chiffre d’affaires sur la farine de 20%, du début de l’année 2017 à nos jours».

Ne pouvant plus supporter cette situation économique difficile, les responsables de la Smag ont jugé utile d’adopter un plan de restructuration économique. Ce plan est caractérisé, selon Bruno Lardit par «les départs volontaires avec des mesures d’accompagnement plus larges que celles prévues dans le projet de licenciement initial».

Interrogé sur les affirmations des employés concernant les 16,7 milliards de bénéfice réalisés au cours du premier semestre 2016, Bruno Lardit a, tout en reconnaissant ce chiffre, affirmé «que le second semestre 2016 a été complètement à rebours du premier».

Auteur : Carlyne Mamboundou