Ancien membre du label Ekivo’k Family, la jeune chanteuse originaire de la Nyanga s’est lancée en solo, et son premier single avec Dream Empire intitulé «Wull’ma» annonce la couleur.

La chanteuse gabonaise Sly’A, auteure de «Wull’ma». © D.R.

 

Un peu à l’étroit au sein d’Ekivo’k Family, Sly’A (lire sliya) a décidé en août 2017 de quitter le label dirigé par Laurent Sossa, connu sous son nom d’artiste SLR Sossa. Elle l’a récemment assuré sur Urban FM, son départ n’était pas consécutif à «un problème» avec le jeune producteur ayant contribué à la faire connaître du public. Pour Daniella Chachour (de son véritable patronyme), le fait de produire 11 artistes, en plus d’assurer sa propre carrière, lui semblait difficile à gérer pour son jeune mentor. Elle n’a pas eu tort de croire en son propre talent.

Près d’un an après son départ d’Ekivo’k Family, la jeune chanteuse originaire de Tchibanga, chef-lieu de la province de la Nyanga, surfe sur le succès de son premier titre solo «Wull’ma» («Ecoutez-moi» en langue Punu) produit par Dream Empire. Sur la plateforme Youtube, la vidéo du titre est en passe d’atteindre les 69 000 vues depuis sa publication, le 2 juin dernier. Une prouesse pour un artiste gabonais en début de carrière solo.

Si la maison de production camerounaise a misé sur la jeune chanteuse gabonaise, c’est à cause de son style et de son timbre de voix originaux. L’artiste qui n’est pas loin du RnB à l’américaine, est particulièrement portée sur ses origines. Dans le titre «Wull’ma», c’est plutôt le français, l’anglais et l’argot du Gabon qui viennent se mélanger au Punu, la langue vernaculaire de Sly’A. Pour le «beat» (musique), elle a fait confiance à celui qui connaît le mieux : SLR Sossa.

«Wull’ma» retrace une partie de la vie de son auteure, confrontée dans ses débuts aux vendeurs d’illusions et à l’indifférence de certains qui ne croyaient pas en son talent. Ce titre annonce la sortie prochaine d’un maxi-single.