Sismar Sport tisse sa toile dans le très compétitif milieu de l’organisation d’événements sportifs. L’association à but non lucratif s’est distinguée notamment à travers le Klash, compétition de football inter-arrondissements dont la deuxième édition sera lancée le 18 juillet à Libreville. Secrétaire général adjoint de Sismar Sports, Henri Paturault revient avec Gabonreview sur les objectifs et la vision de l’association.

Henri Paturault, secrétaire général adjoint de Sismar Sport. © Gabonreview

 

Gabonreview : Pouvez-vous nous présenter votre association ?

Henri Paturault : Sismar est une jeune association à but non lucratif dont la mission est l’organisation de manifestations sportives, le développement et la promotion du sport dans différentes disciplines. Nos objectifs majeurs sont la construction et réhabilitation d’infrastructures sportives. A l’instar de ce nous faisons présentement dans le 4e arrondissement de Libreville, dont l’une des équipes a remporté la première édition du Klash l’année dernière. Comme beaucoup le constatent, il n’y a pas assez d’aires de jeu, aussi bien à Libreville qu’à l’intérieur du pays. Nous voulons devenir une plateforme à même d’accompagner les institutions existantes pour permettre une meilleure gestion et accessibilité du sport, pour toute la jeunesse gabonaise.

Sismar Sports s’est révélée au grand public en tant qu’entreprise et désormais, la structure évolue sous le statut d’association. Qu’est-ce qui justifie ce nouveau positionnement ?

Ce changement a été motivé par un axe financier et un autre en termes d’affiliation. S’agissant du premier axe, il nous a été très difficile de fédérer des sponsors à notre initiative, majoritairement des sociétés privées. Autrement dit, il était difficile pour elles de sponsoriser une autre entreprise. Par contre, les sociétés sont disposées à accompagner une association qui, par définition, ne génère pas de recettes ou de bénéfices. Pour ce qui est du second axe, l’affiliation, nous pouvons désormais toucher plus de monde, collaborer avec d’autres associations sportives, amateurs ou professionnelles, avec les fédérations nationales et internationales… En gros, nous avons voulu étendre notre champ d’actions. Par ailleurs, nos activités sont limitées actuellement au football, discipline sportive la plus pratiquée dans le pays.

Le coup d’envoi de la deuxième édition du Klash sera donné le 18 juillet à Libreville. Quelles sont les innovations cette année par à rapport à la précédente ?

Il y en a effectivement quelques-unes. A l’instar du format qui est passé de 24 à 16 équipes pour un total de 32 matchs. Nous avons également modifié la tranche d’âge des joueurs. Elle se situe désormais de 15 à 20 ans, contre 15 à 25 l’année dernière. Car nous avons axé l’édition 2018 sur la détection des talents. L’année dernière, nous voulions plus montrer notre savoir-faire, en mettant le Klash en avant. Cette année, c’est plus la détection des jeunes talents dans nos quartiers, même si de manière universelle la détection en football se situe autour de 14-17 ans. Nous avons opté pour la tranche 15-20 ans pour donner une certaine compétitivité en termes de jeu et d’attentes.

Etes-vous en partenariat avec des clubs dans le cadre de la détection des jeunes talents ?

Nous sommes en train de finaliser des partenariats avec des clubs de D1 et D3. Tout n’étant pas encore formalisé à ce niveau, je me garderai de citer les noms de ces équipes. Je peux cependant assurer que ces partenariats seront prêts pour le début de la compétition.

Quelles sont les perspectives de développement de Sismar Sports ?

Avant tout, je tiens à souligner que nous sommes à fond dans la promotion de la marque Klash et notre savoir-faire dans notre domaine d’activités. Actuellement, nous n’opérons qu’à l’Estuaire, principalement dans les communes de Libreville, Owendo et Akanda. Notre objectif est d’étendre nos activités à Ntoum et Kango, toujours dans l’Estuaire. Puis, éventuellement, toucher les principales villes des autres provinces du pays. Nous pensons prioritairement à Franceville, Port-Gentil et Oyem, des villes à forte affluence et où le football est très pratiqué.