Après avoir disparu, non sans avoir alimenté la chronique il y a un bon nombre d’années, le phénomène de voleur de sexe est à nouveau signalé dans le deuxième arrondissement de Libreville.  Par un simple toucher certaines personnes prétendent faire disparaitre le sexe de leur cible. Magie blanche ou noire pour les uns, berlue ou simple rumeur de panique pour les autres.

Disparition de sexe rumeur africaine

Stéphane M., jeune Gabonais âgé de 17 ans vivant au quartier Derrière l’hôpital de Nkembo, à Libreville, assure avoir été victime d’un vol de sexte, par un riverain de la zone. Les faits, qui se seraient déroulés le dimanche 25 mars dernier vers 9 heures, ont été relatés par le grand frère de la victime. Celui-ci soutient qu’il a d’abord cru à une blague de mauvais goût lorsque des amis sont venus lui annoncer qu’on venait de voler le sexe de son petit frère.

Le narrateur retrouvera son petit frère qui revenait du commissariat de Nkembo où il était allé présenter l’affaire. Assurant avoir tenu à vérifier ce qui lui avait été raconté, l’aîné aurait constaté que le sexe de son petit frère avait quasiment disparu. Autrement dit, il était devenu plus petit que celui d’un bébé, de plus il ne pouvait plus uriner. L’infortuné aurait constaté une lourdeur au niveau de son appareil génital après avoir tendu la main, pour le saluer, à quelqu’un qu’il ne connaissait que vaguement et qui insistait pour lui offrir à boire dans un bar.

«Je suis rentré à la maison. Je me sentais de plus en plus mal. C’est ainsi que je ressentais plus mon sexe. Au moment où j’ai baissé mon pantalon, j’ai constaté que mon sexe avait quasiment disparu et je ne pouvais plus uriner. Étant donné que j’étais seul avec ma sœur, j’étais obligé d’aller l’expliquer cela au voisin. C’est ainsi que je suis allé au commissariat signaler cela et je suppose que derrière le voisin à appelé papa», a raconté la victime.

La prétendu voleur de sexe a été retrouvé par la suite et n’a nullement nié avoir salué le jeune homme. Brutalisé et conduit au domicile de la victime, il a fini par reconnaitre les faits, a demandé quelques minutes pour prier et la jeune victime a retrouvé sa virilité. Étant une connaissance du père de la victime, le présumé voleur de sexe a été relâché. Il aurait assuré que ce n’était pas la première fois qu’il posait un acte du genre.

Maintes fois présenté comme un fait vérifié, dont on serait tenté de sourire si cela n’avait entraîné souvent le lynchage du présumé voleur de sexe, ce “crime” semble renaître par à coups, même si jusqu’à ce jour, aucune réelle preuve formelle n’a jamais été présentée. Le récit même que nous en faisons aujourd’hui est de “seconde main” puisque c’est un proche de la supposée victime qui raconte l’histoire et non la victime elle même. Enfin, autant que nous puissions savoir, aucune affaire de ce genre n’ayant été jusqu’au tribunal ni soumise à une véritable enquête policière, il est difficile de croire sur parole ce qui ressemble furieusement à une rumeur, sinon à se demander quelle terreur plus ou moins inconsciente cela dévoile chez les personnes qui la colportent.