Faute de subventions et d’aides financières conséquentes, la lutte contre le Sida est au point mort. L’Onusida s’inquiète de ce que les progrès ralentissent, alors qu’attend toujours la réalisation des objectifs de 2020 en matière de VIH.

Michel Sidibé, le directeur exécutif de l’Onusida. © Onusida

 

Alors que s’est ouverte ce lundi 23 juillet à Amsterdam aux Pays-Bas la 22e Conférence internationale sur le Sida, l’Onusida s’alarme de ce que «la riposte mondiale au VIH se trouve dans une situation préoccupante». Le dernier rapport de l’organisation est en effet peu optimiste. Intitulé «Un long chemin reste à parcourir», le document est un appel adressé aux Etats «à prendre des mesures immédiates visant à mettre le monde sur la bonne voie pour atteindre les objectifs primordiaux de 2020».

Si les principaux acteurs de la lutte contre le Sida craignent qu’on ne parvienne à atteindre l’objectif de moins de 500 000 décès liés à l’épidémie d’ici 2020, c’est que l’on note une nette régression dans la lutte. Selon, Michel Sidibé, le directeur exécutif de l’Onusida, «des régions entières prennent du retard, les grands progrès que nous avons réalisés concernant les enfants ne sont pas pérennes, les femmes restent les plus touchées, les ressources ne sont toujours pas à la hauteur des engagements politiques et les populations clés continuent d’être laissées pour compte». «Tous ces éléments, explique-t-il, freinent les progrès et il est urgent d’y faire face».

Selon les chiffres de l’Onusida, en 2017, 36,9 millions de personnes dans le monde vivaient avec le VIH ; 21,7 millions de personnes ont accès au traitement ; 1,8 million de personnes ont contracté le VIH et 940 000 [670 000 – 1,3 million] de personnes sont décédées de maladies liées au Sida. La 22e Conférence internationale sur le Sida d’Amsterdam, qui s’achève le vendredi 27 juillet prochain devrait aboutir à des recommandations fermes et un avertissement adressé aux dirigeants ainsi qu’aux donateurs.