Seun Kuti, frère de Femi Kuti et fils du légendaire musicien nigérian Fela Anikulapo Kuti, est encadré par les meilleurs producteurs européens et se prépare à affronter le festival américain de Coachella en avril prochain.

Avec ses 27 femmes, le mythique roi de l’Afrobeat, Fela Anikulapo Kuti, a certainement engendré une tripotée de marmots. L’un d’entre eux, Femi Kuti, a démarré sa carrière en 1999. Mais depuis 2007, c’est au tour du fils dernier-né, Seun Kuti, de monter en première ligne. Le fils du musicien révolutionnaire nigérian s’est d’abord fait remarquer avec le maxi 45 tours « Think Africa », produit par Martin Meissonnier, producteur de grande réputation et pionnier du Home Studio.  Il a ensuite enchainé avec l’album « Many Things » en 2008 et, l’année dernière, il a été pris en charge par Brian Eno, un mythe du Rock progressif anglais, pour sortir l’album intitulé « From Africa With Fury : Rise », conçu comme un message « pour un développement de l’Afrique par les Africains et pour les Africains. »

Seun Anikulapo Kuti a débuté l’apprentissage du saxophone et du piano à l’âge de huit ans. Il a commencé à jouer sur scène dès l’âge de neuf ans d’abord comme choriste, puis en première partie de son père avec le groupe de Fela. Aujourd’hui, il s’inscrit dans la même ligne rebelle que son père et se montre très engagé idéologiquement. Il sera, le 15 avril 2012, sur la scène du festival Coachella qui se déroule chaque année sur trois jours à l’Empire Polo Fields à Indio, en Californie. Là, avec les musiciens d’Egypt 80, le légendaire groupe de Fela, il fera revivre, comme il sait si bien le faire, la plus originelle incarnation de l’Afro beat.

Pour rappel, Fela Anikulapo Kuti, le père de Seun Kuti, était le musicien le plus populaire du Nigéria, avec une renommée internationale pour ses chansons qui épinglaient la junte militaire et les politiciens vénaux alors au pouvoir dans son pays. Fela avait créé un modèle de musique, dénommée Afrobeat, qui a dominé la scène populaire de musique à Lagos depuis le début des années 70 et a enregistré un succès international non négligeable.

Etonnamment lucide et décidé, Seun Kuti, dirige un orchestre de 19 musiciens, dont 7 cuivres, 3 percussions, 3 danseuses et a prouvé qu’il faisait déjà partie des grands. Il aurait toutes les qualités de Fela sans ses défauts (l’égotisme tyrannique, la superstition, l’arrogance…) C’est Fela avec plus d’intelligence en, disent certains.