Le ministre de la Communication a récemment réuni les hommes de cinéma pour la préparation des hommages à rendre à l’acteur/réalisateur, père du cinéma gabonais.

Philippe Mory, dans «Les couilles de l’éléphant». © Capture d’écran/Gabonreview

Philippe Mory, dans «Les couilles de l’éléphant». © Capture d’écran/Gabonreview

 

Les funérailles de Philippe Mory sont annoncées pour les 17 et 18 juin prochain à Lambaréné. L’acteur et réalisateur pourrait être accompagné avec une certaine solennité. C’est, en tout cas, l’avis du gouvernement : le ministre de la Communication ayant récemment rencontré les acteurs du cinéma national à cet effet.

Un moment de la réunion entre Alain-Claude Bilie-By-Nzé et les cinéastes gabonais. © Youtube/Gabon Télévision

Un moment de la réunion entre Alain-Claude Bilie-By-Nzé et les cinéastes gabonais. © Youtube/Gabon Télévision

La rencontre du 13 juin dernier visait à recueillir des propositions pour l’organisation des adieux au père du cinéma gabonais. «Même si on peut toujours attendre que l’État soit présent et fasse davantage. Mais en tant qu’être humain, la perte d’un autre est toujours douloureuse. Et dans le milieu qui est le vôtre, il s’agit d’une perte immense», a dit Alain-Claude Bilie-By-Nzé. «Je n’ai pas souhaité prendre de décisions qui seraient tombées du haut. J’ai souhaité une concertation pour voir comment nous pouvons nous organiser pour l’hommage, et j’ai demandé à ce que les DG de Gabon Télévision et Radio Gabon se joignent à nous parce qu’ils vont faire partie de l’hommage qu’il faudra rendre à Philippe Mory», a-t-il expliqué.

Sur les médias publics, il est envisagé la diffusion de documentaires et témoignages que les artistes entendent réaliser dans les jours qui viennent. «Une projection publique d’un de ses films est également envisagée», a annoncé Alain-Claude Bilie-By-Nzé sur sa page Facebook, sans donner de précision sur la date et le lieu de cette projection.

Philippe Mory s’est suicidé, à l’âge de 81 ans,  le 7 juin dernier, chez lui à Nzeng-Ayong, dans le 6e arrondissement de Libreville. Le réalisateur de «Les tamtams se sont tus» s’est tiré une balle de fusil à pompe dans la bouche. Nombreux de ses proches soutiennent qu’il ne souhaitait pas des obsèques en grande pompe dont le gouvernement se mêlerait.