Après le vol d’un groupe électrogène de 7 tonnes le 11 avril au musée national, le ministre de la Culture et des Arts, Alain-Claude Bilie-By-Nze, a émis des craintes sur la sécurisation du site censé abriter des pièces précieuses pour le Gabon.

La devanture du nouveau musée national à Libreville. © D.R.

 

Le musée national été victime d’un vol le 11 avril. Un groupe électrogène de 7 tonnes a été emporté par des inconnus. Alerté, le ministre de la Culture s’est rendu sur les lieux. Ce dernier n’a pas caché son amertume face à la gravité de l’acte. «C’est un choc! Un choc parce que c’est un bien de l’Etat gabonais», s’est indigné Alain-Claude Bilié-By-Nze.

Pour le ministre de la Culture, le vol dépasse l’entendement. D’autant que « le groupe se trouve dans une enceinte protégée avec une clôture très haute et forte, avec un portail qui mérite une forte attraction humaine pour pouvoir l’ouvrir et qui plus, est gardée 24 heures sur 24 par les forces de police national. Et L’embarquement d’un tel groupe nécessite toute une logistique», a-t-il relevé.

Si la disparition du groupe électrogène nécessite le renforcement des mesures de sécurité au sein du musée national, pour Alain-Claude Bilie By-Nze, cela doit interpeller. «Ceci doit être une alerte pour que ce musée soit une place force. Parce qu’il va abriter des pièces d’une extrême rareté et précieuses pour le Gabon». «Là nous avons un groupe électrogène qui a disparu. Imaginez toutes les pièces rares qu’on va devoir exposer ici(…)», a-t-il déclaré.

En travaux de réfection depuis plusieurs mois, le bâtiment du nouveau musée national situé sur l’ancien site de l’ambassade des Etats-Unis, en face de la Chambre de commerce, est censé être livré courant juin 2018.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga