L’organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) organise du 1er au 7 octobre prochain dans l’Ogooué-Maritime et du 8 au 14 octobre 2018 dans l’Estuaire, des assemblées générales décisionnelles, en vue de l’organisation d’une grève du secteur pétrolier et activités connexes.

Les membres de l’Onep entrent en assemblée générale décisionnelle du 1er au 14 octobre 2018. © D.R

 

Du fait des échecs des démarches pour la préservation du droit de grève et de la protection du salarié gréviste, l’Onep s’engage à mobiliser dans les provinces de l’Ogooué-Maritime et de l’Estuaire, du 1er au 14 octobre 2018, les travailleurs du secteur pétrolier et activités connexes du Gabon, à travers des assemblées générales dites décisionnelles.

Au terme de cette opération qui durera deux semaines, le bureau national de l’Onep décidera de l’organisation ou non d’une grève générale du secteur pétrolier et activités connexes. «L’Onep, organisation citoyenne, entend maintenant user du droit de grève, pour faire reculer Total Gabon et empêcher la légitimation des licenciements illégaux du personnel gréviste dans les autres entreprises du secteur et activités connexes», assure l’Onep, dans un mémorandum publié le 1er octobre 2018.

Refusant d’offrir aux entreprises pétrolières l’occasion de tuer l’action syndicale et de taire toute forme de revendications sociales, l’Onep, rappelle l’importance pour les employés du secteur pétrolier de sauvegarder le libre exercice du droit de grève et la protection du salarié gréviste dans toutes les entreprises du secteur.

«Si les employeurs ne parviennent pas à arrêter Total Gabon dans ses manœuvres d’entrave à l’action syndical, d’aliénation du droit de grève, l’Onep perdra toute force pour défendre les travailleurs et toute influence en tant que partenaire social. Par les licenciements illégaux, les employeurs du secteur pétrolier veulent réduire le code du travail gabonais à la plus simple expression (bosse et ferme-là). Votre contrat individuel de travail sera réduit à la plus simple expression (si tu n’es pas d’accord, fous le camp et vas voir ailleurs)», poursuit l’Onep.