Réunis le 14 juin à Casablanca, les administrateurs de Satrammarine et Satram EGCA ont réagi à la sortie de Me Charles-Henri Gey, 24 heures plus tôt à Libreville. Ces derniers ont notamment rejeté en bloc «les interprétations données par l’avocat de la partie adverse à des jugements qui ne renient en rien la qualité du légataire universel à M. Mustapha Aziz».

Mustapha Aziz (1er rang, 2e en partant de la gauche) et le défunt Lahcen Jakhoukh. © perspectivesmed.ma

 

Les conseils d’administration de Satrammarine (Maroc) et Satram EGCA (Gabon) se sont réunis le 14 juin à Casablanca, au Maroc. Sous la présidence de Mustapha Aziz, les administrateurs ont débattu sur la sortie, 24 heures plus tôt à Libreville, de Charles-Henri Gey, l’avocat assurant la défense de la famille de Lahcen Jakhoukh, dans l’affaire Satram EGCA.

Réitérant leur «soutien total» au Président du conseil d’administration (PCA) des deux groupes, les administrateurs ont rejeté en bloc «les interprétations données par l’avocat de la partie adverse à des jugements qui ne renient en rien la qualité du légataire universel à M. Mustapha Aziz. Et, ne touchent aucunement aux fondements des actes notariaux établis par le défunt Lahcen Jakhoukh devant l’honorable notaire Me Jean Marie Pannetier».

Lors de sa sortie, le 13 juin à Libreville, Charles-Henri Gey a notamment évoqué une audience au Tribunal de Paris, devant statuer sur le rapport d’expertise médicale commis par les membres de la famille Jakhoukh. Démarche devant permettre de définir si Lahcen Jakhoukh était ou non en possession de toutes ses facultés, lors de la signature de trois actes détenus par Me Jean Marie Pannetier.

«Me Gey parle d’une audience du tribunal à Paris le même jour de la conférence, en oubliant de citer l’objet de peur de ridiculiser ses clients devant son audience», ont ironisé les administrateurs de Satrammarine et Satram EGCA. Selon eux, en effet, «les Jakhoukh ont demandé simplement la récusation des deux grands experts nommés par le tribunal de Paris depuis six mois, le Pr Laurent Cohen, neurologue, et le Pr Olivier Bayle, psychiatre. Un vrai scandale et une manœuvre de désespoir visant à bloquer le dénouement rapide de cette affaire».

Et les administrateurs de souligner que leurs avocats ont à nouveau confirmé leur soutien à la mission conduite par ces experts nommés par les juges. «Le tribunal Parisien a renvoyé sa décision au 11 Juillet. D’ici là nous restons sereins et fidèles à la mission que le défunt Lahcen nous a confiée, loin de la démagogie et la manipulation», ont-ils conclu.