A Libreville et à Port-Gentil, les agents de la société de logistique pétrolière n’en peuvent plus d’attendre, et les sit-in n’en finissent plus dans les deux villes.

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A Port-Gentil (haut) et à Libreville, les agents expriment leur ras-le-bol. © D.R.

Ils les ont pris aux mots, le mois dernier. Aujourd’hui, les agents de Satram-EGCA appellent à la matérialisation des promesses faites, le 4 juillet 2017, par les membres de la famille Alj. Dans un communiqué conjoint, Mustapha Aziz et ses partenaires (Zained, Fatine, Abderrahim et Yassin Alj) promettaient, en effet, de mettre en place «une gestion concomitante visant à régler les problèmes que connaît le groupe Satram-EGCA». Les deux actionnaires s’étaient notamment engagées à «régulariser le payement de la totalité des salaires en souffrance». Un mois après, les agents expriment leur ras-le-bol.

A Port-Gentil, plusieurs d’entre eux ont pris d’assaut l’agence provinciale de l’UGB. Ces derniers, en témoignent des images diffusées sur les réseaux sociaux, ont décidé d’observer un sit-in au sein de ladite agence. Toute la nuit du 2 au 3 août durant, ils attendaient de voir virer leurs mois de salaires impayés. Depuis, ils sont toujours en attente.

A Libreville, la même attente est imposée aux agents, dont un groupe, tous de nationalité sénégalaise, a également décidé d’initier un sit-in devant les bureaux administratifs de Satram-EGCA. Les 75 agents réclament 15 mois de salaire impayé, mais surtout le mutisme des responsables de la société de logistique pétrolière. «Tous les jours, ils nous font des promesses. Mais ils ne les tiennent pas», a regretté l’ouvrier Ndinga sur Gabon 24, le 3 août. S’ils ont dit avoir saisi l’ambassade du Sénégal au Gabon sur la question, ces derniers ont assuré être «prêts à tous. A aller derrières les barreaux ou à mourir (sur le lieu du sit-in)».

Excédés par la longue attente infligée et par le silence de leur employeur, à Libreville, les ouvriers Sénégalais ont déjà annoncé pour le 13 août prochain une grève de la faim devant les bureaux de Satram, si leur situation ne trouve pas de solution avant cette échéance.

La société, elle, ne semble pas très bavarde face aux plaintes de ses agents dans les deux villes. Ce qui promet de nouvelles empoignades dans les jours qui viennent.