Actionnaire à parités de Satram-EGCA, la famille Alj a récemment promis de sortir la société de logistique pétrolière de la crise dans laquelle elle est empêtrée depuis plusieurs mois.

Le groupe Satram-EGCA devrait bientôt sortir de la crise. © directinfosgabon.com

 

Bientôt la fin de la crise à Satram-EGCA. C’est en tout cas la promesse faite, le 4 juillet, par Zained, Fatine, Abderrahim et Yassin, tous membres de la famille Alj. Dans un communiqué publié, mardi 11 juillet, dans le quotidien L’Union, les quatre parents ont, en effet, annoncé qu’ils s’alliaient à Mustapha Aziz, l’actuel président directeur général de Satrammarine, sur la base de l’ordonnance d’envoie en possession de la succession délivrée par la cour d’appel judiciaire de Libreville, au profit du légataire universel du défunt Lachen Jakhoukh, fondateur de la société de logistique pétrolière.

Disant se désolidariser «de toute autre gestion et entité non conforme aux dispositions des lois gabonaises», les membres de la famille promettent aux employés d’entrer dans «une gestion concomitante visant à régler les problèmes que connaît le groupe Satram-EGCA». Leur objectif est de faire oublier les critiques exprimées ces derniers mois par les employés à l’encontre de la direction générale, dont ils n’apprécient pas beaucoup le mode de gestion, en plus des arriérés de salaires, devenus habituels depuis plus d’un an.

Pour sortir la société de l’eau, Mustapha Aziz et la famille Alj ont convenu de «développer une collaboration dans les domaines qui relèvent de l’activité et de l’administration» du groupe. Au terme des assemblées générales de Satram et de EGCA, le 3 juillet dernier, se sont engagés à «conjuguer leurs efforts pour la mise en œuvre de la nouvelle politique de gouvernance et de développement» du groupe. Aussi, les deux parties se sont-ils engagées à «régulariser le payement de la totalité des salaires en souffrance».

Aux dires des employés, environ 600 sont menacés de licenciement, alors qu’ils comptabilisent à ce jour trois mois de salaires impayés pour les nationaux et dix mois pour les expatriés. En grève générale illimitée depuis le 6 juin 2017, sur les sites de Libreville et de Port-Gentil, les employés réclament depuis quelques temps la tête du directeur général Khalid Nkoulou, responsable, selon eux, de la situation actuelle de l’entreprise.