Selon un communiqué du groupe marocain Satrammarine, le directeur général de Satram-EGCA, Mohamed Ait Ben Ali, sous le coup d’un mandat d’arrêt national et international émis par le Royaume chérifien, depuis août 2014, a été mis aux arrêts par la justice gabonaise.

Le siège de Satram à Libreville. © satram.org

 

Le directeur général de Satram-EGCA empêtré dans plusieurs affaires judicaires aussi bien au Gabon qu’à l’étranger, pour malversations financières, abus de confiance dans plusieurs dossiers, a été mis aux arrêts à Libreville. Cette interpellation pour laquelle les mobiles restent encore méconnus au niveau du Gabon, est tout de même très saluée et félicitée par le personnel du groupe Satrammarine, qui voit en cette action, une opportunité pour la justice marocaine de faire suivre d’effet les mandats d’arrêt émis depuis plus de deux ans, restés sans effet, à ce jour.

Selon le communiqué «le concerné, avec ses principaux coaccusés que sont Abdelbar Marouazi, El Houssine Qanit et Loubna Saïd, faisaient l’objet, au Maroc, d’un mandat d’arrêt national et international émis le 1 août 2014 (…) dans le cadre du dossier d’instruction de Drapor devant le tribunal correctionnel de première instance de Casablanca, dossier numéro 1391/15/2014. »

Dans ce dossier « Mohamed Ait Ben Ali est poursuivi par la justice marocaine pour abus de confiance et participation dans l’usage de mauvaise foi des fonds et créances de la société, sachant que la disposition s’oppose aux intérêts économiques de cette dernière, à des fins personnelles et donne la priorité à une autre société dans laquelle il a des intérêts directs et indirects en participant dans un fonds commun de mauvaise foi», précise-t-il.

Au Gabon et dans d’autres pays africains, Mohamed Ait Ben Ali serait accusé de «gestion illégale et sans qualité de Satram EGCA, avec recours à des méthodes mafieuses, sous la protection complaisante de trois anciens ministres : Magloire Ngambia, Etiennen Ngoubou et Séraphin Moundounga», souligne la même source.

La coordination et la coopération des justices gabonaise et marocaines, permettront selon le groupe Satrammarine, d’évaluer l’étendue des détournements faramineux commis par Mohamed Ait Ben Ali et ses acolytes dans ces pays qui dépasseraient la barre de 234 milliards de francs CFA, soit 136 milliards au Maroc et 98 milliards au Gabon.