Lancé en juillet dernier pour prendre gratuitement en charge les personnes en situation de précarité, le Centre d’assistance psycho-médicale d’urgence a été inauguré le 23 aout, par Paul Biyoghe Mba.

Le Centre médico-psychologique du Samu social gabonais officiellement en activité. © Gabonreview

 

Le personnel et l’équipement affectés au Samu social gabonais. © Gabonreview

Le ministre d’Etat en charge des affaires sociales et de la famille a procédé le 23 août, à Libreville, à l’inauguration du Centre médico-psychologique du Samu social gabonais, dont la vocation est d’assister gratuitement les personnes malades économiquement démunies.

La coupure de ruban par Paul Biyoghe Mba, en présence du ministre délégué nouvellement promu dans ce département, Jonathan Ntoutoume Ngome, du coordonnateur général du Samu social, Dr Wenceslas Yaba, et d’un parterre d’invités a officiellement lancé les activités de la structure.

Dans son propos circonstanciel, le ministre d’Etat a promis tout mettre en œuvre pour assurer la bonne marche de cet instrument de solidarité. «Chacun fera l’effort qu’il faut pour que ce projet avance, se développe, s’amplifie, se consolide. Vous pouvez compter sur la détermination du Chef de l’Etat lui-même et du gouvernement pour qu’une attention bienveillante soit portée à ce projet. Pour que dans la mesure du possible, et en dépit des difficultés, parce qu’il y en a, qu’un minimum soit fait pour que ce Samu social apporte chaque jour qui passe un peu plus de bonheur dans les cœurs et dans la vie de celles et de ceux qui aujourd’hui vivent une souffrance qui doit disparaître», a promis Biyoghe Mba.

Si la mise en route de ce centre médico-psychologique est désormais actée, les populations, surtout les plus vulnérables, devraient s’approprier le mécanisme permettant de solliciter la structure.

«Nous faisons dans l’assistance psycho-médicale d’urgence dédiée à ceux qui n’ont pas de moyens. Comme vous le voyez sur les ambulances, les gens composent le 1488 de leur téléphone portable, de leur fixe, c’est strictement gratuit. C’est vraiment un effort à louer de notre gouvernement, parce que pour avoir un numéro vert ce n’est pas facile. Les gens appellent, nous intervenons. Et si effectivement parmi les interventions, il y a des personnes qui sont frappées par la précarité et n’ont pas d’endroits où dormir, nous les hébergeons pour un laps de temps», a expliqué le docteur Yaba.

Doté d’une dizaine d’ambulances, avec un équipement médical d’urgence, le Samu social dispose d’un médecin urgentiste, un psychologue, ainsi que des ambulanciers. Ce personnel administre les premiers soins depuis le lieu où le patient est recueilli, jusqu’au Samu, avant d’envisager un transfert vers une structure hospitalière appropriée.

En plus des bureaux administratifs, la structure dispose d’un centre d’appels, d’une unité médicale, une unité psychologique, un entrepôt de médicaments et de trois centres d’hébergement à travers la ville de Libreville.

Auteur : Alain Mouanda