S’il assure que la communication officielle actuelle lui convient, «par décence», le vice-président de la République ne souhaite pas s’exprimer sur la santé du chef de l’Etat, hospitalisé à Riyad pour «une fatigue sévère».

Le vice-président de la République, Pierre-Claver Maganga Moussavou. ©

 

Habituellement volubile et intervenant sur tous les sujets d’envergure nationale, Pierre-Claver Maganga Moussavou ne devrait pas faire de sortie sur les ennuis de santé d’Ali Bongo, hospitalisé depuis le 24 octobre dernier à Riyad, en Arabie Saoudite. C’est, en tout cas, ce qu’il a laissé entendre ce jeudi 8 novembre dans une interview au quotidien L’Union. Il dit ne pas souhaiter s’exprimer «par décence».

«Je suis vice-président de la République, la communication régulière des bulletins de santé du chef de l’Etat participe d’un mécanisme de dissipation des inquiétudes des populations, auquel j’adhère et me fie totalement», explique-t-il, tout en disant joindre ses prières à celles des Gabonais «pour le prompt rétablissement» d’Ali Bongo, opéré à la suite d’un AVC.

Si Pierre-Claver Maganga Moussavou semble ne pas s’inquiéter des conséquences des ennuis de santé d’Ali Bongo sur la conduite du pays, c’est parce que «le vice-président et le cabinet sont à leur poste de travail, le gouvernement est à pied d’œuvre, toutes les institutions de la République fonctionnent normalement». Loin d’évoquer, comme d’autres, l’éventualité d’une vacance du pouvoir, le VPR assure que la principale préoccupation actuelle de la Cour constitutionnelle est de vider les contentieux issus des dernières législatives.