Les acteurs du Projet d’appui au secteur santé se sont retrouvés le 14 décembre à Libreville, pour examiner la mise en œuvre de la deuxième phase (Pass II) devant impacter l’intérieur du pays.

Les participants aux travaux devant permettre la mise en œuvre du Pass II, le 14 décembre 2017. © Gabonreview

 

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La deuxième phase (Pass II) du Projet d’appui au secteur santé a réuni, le 14 décembre à Libreville, délégués de ministères et d’agences et responsables de l’Agence française de développement (AFD). Objectif : aboutir à des propositions concrètes pour la mise en œuvre du Pass II.

Projet financé par l’AFD sur prêt d’un montant de 32 milliards de francs CFA, le Pass II vient en appui à la politique national de développement sanitaire (PNDS) développée par le gouvernement gabonais pour soutenir l’amélioration de l’offre de soins à l’intérieur du pays. Notamment dans quatre provinces du Gabon (Région sanitaire Est /Ogooué Ivindo, Région sanitaire Nord/Woleu Ntem, Région sanitaire Centre-Sud/Ngounié, Région sanitaire Sud-Est/Haut-Ogooué).

Selon le Secrétaire général du ministère de la Santé, le Pass II va régler les manquements constatés dans le Pass I, principalement dans la province du Woleu-Ntem. «Le Pass II prendra également en compte l’Université des sciences de la santé (USS) dans le cadre la formation, de la gestion des ressources humaines et il appuiera la lutte contre la mortalité maternelle et infantile», a souligné Léonard Assongo.

Si le gouvernement a sollicité ce partenariat c’est que dans les départements sanitaires, la Santé ne disposait pas des infrastructures capables de prendre correctement en charge les populations. Les infrastructures au niveau départemental sont vieillissantes avec des équipements désuets. Selon le directeur général de l’AFD pour le Gabon et Sao Tome et Principe, «l’AFD a choisi de soutenir cette composante du PNDS pour répondre au besoin d’améliorer la santé de proximité dans ces régions».

«L’idée est donc d’améliorer le cadre de travail du personnel de santé, l’accueil des patients et la qualité des soins. Cela se fait par la réhabilitation, la construction de logements pour le personnel de santé, de l’équipement et des formations pour une meilleure prise en charge des patients au niveau des centres de santé», a relevé Nicolas Le Guen.

En tant que bailleur de fonds, le rôle de l’AFD est d’accompagner le ministère et de l’aider à exécuter ces activités le plus rapidement possible. Le projet démarre théoriquement au début 2018. Cependant, il y a une phase d’études pour tout ce qui est architecture. Ce qui implique que les travaux devraient commencer en 2019 pour s’achever fin 2020.