Selon son rapport publié le 12 septembre dernier, le partenariat du Fonds mondial indique avoir sauvé 27 millions de vies depuis 2002 à aujourd’hui, dans son combat à l’échelle mondiale contre le VIH, la tuberculose et le paludisme.

Le Fonds mondial a sauvé 27 millions de vies depuis 2002 à aujourd’hui. © D.R.

 

Le partenariat du Fonds mondial affirme avoir sauvé, de 2002 en 2018, 27 millions de vies menacées par le VIH, la tuberculose et le paludisme. De même, dans son combat et son investissement pour la santé, cet organisme international dit avoir obtenu dans les pays où il intervient des chiffres, jugés très satisfaisants, à l’issue des décaissements de 4,2 milliards de dollars de fonds de subvention et des économies engrangées de 205 millions de dollars.

S’agissant de l’épidémie du VIH, en 2017, 17,5 millions de personnes ont été mises sous traitement antirétroviral contre le VIH, 79,1 millions de tests de dépistage du VIH ont été pratiqués et 9,4 millions de personnes ont bénéficié des programmes et services de prévention du VIH.

«L’amélioration de l’accès au traitement vital contre le VIH s’est accompagnée de progrès spectaculaires, comme en témoigne le net recul des taux de mortalité et d’incidence. Toutefois, le nombre de nouvelles infections à VIH est en hausse parmi certaines populations clés ainsi que chez les adolescents dans certains pays», précise le rapport du Fonds mondial.

Bien qu’elle soit présentée comme la principale cause de mortalité par maladie infectieuse entraînant 1,7 millions de décès et plus de quatre millions de cas non détectés, l’infection à la tuberculose a connu également une chute. Selon le rapport du Fonds mondial, 5 millions de personnes atteintes de tuberculose ont été mis sous traitement, ainsi que 102 mille cas déclarés résistant.

Depuis 2000, les taux de mortalité par paludisme ont chuté de 60% dans le monde. Toutefois, rappelle le Fonds mondial, «ce remarquable succès se trouve menacé». En 2017, 197 millions de moustiquaires distribuées et 108 millions de cas de paludisme traités.

«Les chiffres figurant dans ce rapport illustre bien tout le chemin que nous avons parcouru. Nous avons en point de mire, mais pas encore totalement à notre portée, la perspective de libérer les communautés du fardeau que leur imposent le VIH, la tuberculose et le paludisme», a déclaré le directeur exécutif du Fonds mondial, Peter Sands, estimant qu’ensemble, il est possible d’en finir avec ces épidémies. «Mais pour atteindre cet objectif, il faudra des changements : investissements accrus, accélération de l’innovation, partenariats encore plus efficaces et une attention de tous les instants portée à l’impact».