Accusés de harcèlement sexuel, 3 étudiants africains dont 2 compatriotes ont violemment été pris à partie dans une station de métro de la capitale indienne.

Les 3 étudiants tentant d’échapper aux assaillants sur le toit de l’abri de police. © Capture d’écran/Youtube
Les 3 étudiants tentant d’échapper aux assaillants sur le toit de l’abri de police. © Capture d’écran/Youtube

 

Récemment relayée par le site de la chaîne d’information internationale France 24, une curieuse affaire a récemment mis en scène 3 étudiants africains dont 2 Gabonais, violemment pris à partie.L’incident s’est déroulé à la station de métro Rajiv Chowk de New Delhi en Inde, le 28 septembre dernier. Accusés de harcèlement par les usagers de ladite station de métro, les 3 africains (2 Gabonais et 1 Burkinabé) ont faillit passer de vie à trépas pour s’être rendus coupables de gestes jugés déplacés au pays de Gandhi. Selon la police, ils auraient été accusés de harcèlement par une femme indienne sans que cette dernière, qui se serait curieusement volatilisée après son alerte, n’ait jugé nécessaire de déposer une plainte officielle contre ses agresseurs présumés. Depuis, l’on rapporte que les 3 trois étudiants dont l’un s’en est sorti avec des entailles à la tête alors qu’un autre a dû être opéré au bras, ont été pris en charge par leurs ambassades respectives, qui ont aussitôt saisi la police de New Delhi pour l’ouverture d’une enquête pour «émeute».

Diffusée sur Youtube, une vidéo montre les 3 jeunes étudiants retranchés dans un abri en verre de la police, pour tenter d’échapper au courroux de leurs assaillants, visiblement déterminés à leur faire passé l’envie de recommencer. Si le désarroi des étudiants est parfaitement perceptible, l’attitude des badauds suscite tout de même de vives inquiétudes pour les autres étudiants africains dans le pays. Car, pendant que les jeunes Africains subissent les assauts des Indiens, des spectateurs assistent à la scène en criant et en applaudissant, sans qu’aucun d’eux, hormis des agents de police, ne daigne porter secours aux présumés «harceleurs sexuels».

Relayé par France 24, le journal indien Times Of India rapporte que les 3 étudiants inscrits en MBA dans une école privée de Greater Noida, étaient venus à New Delhi en vue de participer à une fête. Visiblement habitué à de tels faits, Désiré Koumba, l’ambassadeur du Gabon en Inde, a mis cet incident sur le compte de l’«atmosphère de xénophobie qui règne actuellement en Inde», où les sujets africains sont souvent perçus comme «des animaux dans un zoo», ainsi que l’a déclaré un des amis des 2 Gabonais au journal indien. Voir la vidéo ici .