Parmi les points à l’ordre du jour de l’assemblée générale ordinaire du Comité nationale olympique (CNO), le 31 mars dernier à Libreville, figurait en bonne place l’affiliation au comité, de la Fédération gabonaise de rugby (Fegar). Une décision commentée par le secrétaire général de la ladite fédération, qui revient également avec Gabonreview sur les perspectives de sa structure.

Anicet Edzang pendant son interview, le 31 mars 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Gabonreview : Votre fédération vient à peine d’intégrer le Comité nationale olympique (CNO). Votre réaction après cette marque de reconnaissance ?

Anicet Edzang : C’est une très grande satisfaction car cela fait une année que la fédération existe. Et nous avons tout mis en œuvre pour que celle-ci soit structurée. Et comme je l’ai mentionné lors de l’assemblée générale, nous avons un championnat structuré avec des clubs et trois ligues provinciales. Ce qui nous permet quand même d’avoir une fédération solide, comme l’exige le Comité olympique internationale (CIO).

Un mot sur le championnat national…

Nous sommes à la 14e journée et le championnat se déroule sans obstacle majeur, car nous nous sommes préparés. En effet, un championnat doit se préparer, il ne faut pas qu’il y ait de fausses notes tout au long du déroulement des activités. C’est la raison pour laquelle nous avons un calendrier bien élaboré, avec des réunions d’étapes pour voir comment évolue le championnat. Et jusqu’ici, nous n’avons aucune difficulté : chacun remplit son rôle à merveille.

Pourriez-vous revenir avec nous, sur les perspectives de la fédération à court, moyen et long terme ?

A très court terme, nous avons la fin du championnat. Nous sommes à la 14e journée et nous voulons terminer le championnat sans encombre. Nous avons ensuite l’organisation du tournoi «Julia», qui est une compétition organisée chaque année par la fédération. Elle aura lieu en mai, sur deux jours, et regroupe l’ensemble des équipes du championnat national. C’est un évènement important pour notre fédération.

A moyen terme, notre préoccupation est celle de l’équipe nationale. En effet, les Panthères 15 effectueront bientôt leur première sortie. Nous avons effectué une préparation il y a un mois de cela, pour avoir une vue d’ensemble des joueurs sélectionnables. Nous avons ce qu’il faut et à partir de juin prochain, nous allons entrer dans la préparation à proprement parler. Le mois d’octobre va arriver très rapidement, notre équipe nationale est jeune et a besoin d’être challengée au niveau international. Dans ce cadre, nous affronterons la RDC et le Burundi.

Etes-vous confiant ?

Je suis très confiant. Car comme le disait notre fondateur : «Les Gabonais ont en eux les gênes du rugby. Le rugby c’est la tête, mais aussi la force». Et nos joueurs ont ces deux caractéristiques. C’est la raison pour laquelle je pense qu’avec des enseignements, nous y arrivons très rapidement. Je vous donne rendez-vous en octobre prochain, et vous verrez que l’équipe nationale se porte très bien.