Cueilli à l’aéroport de Port-Gentil par les policiers alors qu’il rentrait du Congo Brazzaville, le 16 juin dernier, le patron de Robert services, mis en cause dans l’affaire du siphonage du carburant au détriment de la Société gabonaise de raffinage (Sogara) a été aussitôt placé en garde à vue au commissariat central, avant n’explose une affaire de détention illégale d’armes à feu.

Les armes découvertes chez le patron de Robert Services. © Gabonreview/Louis Mbourou

Les armes découvertes chez le patron de Robert Services. © Gabonreview/Louis Mbourou

 

Robert Chami, le jour de son arrestation à l'aéroport de Port-Gentil. © Gabonreview/Louis Mbourou

Robert Chami, le jour de son arrestation à l’aéroport de Port-Gentil. © Gabonreview/Louis Mbourou

Après 48 heures d’interrogatoire, au moment où les enquêteurs s’apprêtaient à déférer Chami devant le procureur, celui-ci demande à aller se changer. Les officiers de police judiciaire en profitent pour procéder à une perquisition de son domicile situé dans la zone du Nouveau port. Et là, coup de théâtre : au lieu de tomber sur des documents compromettants, les OPJ découvrent plutôt un arsenal impressionnant composé de deux fusils calibres 12, trois carabines (une 9×3 et deux 458) et une arme de poing.

Après vérification, il apparaît clairement que toutes ces armes ont été introduites dans le pays en toute illégalité. S’ouvre alors une autre procédure qui nécessité une prolongation de 24h de la garde à vue de Robert Chami afin de l’entendre sur ce nouveau dossier, lequel vient inexorablement compliquer davantage sa situation.

C’est donc le 19 juin que Robert Chami a été déféré devant le procureur de la République qui requiert l’ouverture d’une information judiciaire. Inculpé pour introduction illégale d’armes en République Gabonaise, de complicité et de recel d’abus de confiance aggravé, en ce qui concerne l’affaire du vol de gasoil, le patron de Robert Services est aussitôt placé en détention préventive à la prison du Château, par le juge d’instruction.