Dernier pilier de la «Françafrique», l’avocat d’affaires franco-libanais a annoncé, jeudi 7 juillet sur France 2 la sortie prochaine de ses mémoires : une bombe, qui pourrait bouleverser la classe politique française.

Robert Bourgi, dans «Complément d’enquête» diffusé, le 6 juillet 2017 sur France 2. © capture d’écran/Gabonreview

 

Très médiatisé ces dernières années, précisément après qu’il ait été écarté par la présidence de la République gabonaise, Robert Bourgi s’apprête à passer un cran au-dessus dans son bras-de-fer avec Ali Bongo et la classe politique française qui semble, elle aussi, gênée de l’amitié entretenue pendant des décennies avec lui. Interviewé par Nicolas Poincaré pour l’émission «Complément d’enquête» diffusée sur France 2, jeudi 6 juillet, l’avocat d’affaires franco-libanais a annoncé la sortie prochaine de ses mémoires. Il l’a assuré : «la nitroglycérine, c’est une boule puante, un petit pétard, à côté».

Si la date de parution de ces mémoires (400 pages) chez Robert Laffont, n’a pas encore été déterminée, leur titre, lui, a été dévoilé par l’auteur : «Ils savent que je sais tout». L’œuvre, prévient Robert Bourgi, pourrait porter un sérieux coup aux hommes et femmes politiques français de tous bords. «Si ces mémoires paraissent aujourd’hui, tout un pan de la classe politique française va à la retraite immédiatement», a rapporté l’avocat d’affaires d’une conversation qu’il aurait eu avec «un homme politique (français) de premier plan» à qui il a fait lire quelques passages de son livre coécrit avec Laurent Valdiguié, le rédacteur en chef du Journal du Dimanche.

En attendant la sortie de ses mémoires, celui qui a longtemps été au cœur des tractations entre les politiques français et les dirigeants africains dit observer l’évolution des choses, tout en s’amusant. Un jour, il l’a promis, il appuiera à nouveau sur la gâchette comme il l’a récemment fait pour empêcher François Fillon d’accéder à l’Elysée.