La Banque africaine de développement vient de lancer le programme de financement contre les risques de catastrophe climatique en Afrique. Il permettra de renforcer la résilience des 54 pays d’Afrique et les aider à y faire face.

Vers la réduction des chocs climatiques des pays africains. © D.R.

 

La banque africaine de développement a lancé le programme de financement et d’assurance contre les risques climatiques sur le continent. Inscrit dans les priorités High 5 de la Banque, notamment «nourrir l’Afrique» et «améliorer la qualité de la vie des populations en Afrique», «Africa Disaster Risks Financing» (ADRiFi) est un programme ad hoc dont l’objectif est de réduire l’exposition et la vulnérabilité des pays africains face aux chocs climatiques.

 «L’Afrique est le continent le plus vulnérable au changement climatique, exposé à toutes sortes de catastrophes naturelles, qu’il s’agisse de sécheresses, d’inondations et de cyclones tropicaux. Pourtant, la gestion des risques de catastrophe pâtit d’un financement insuffisant et de difficultés dans l’utilisation des fonds disponibles», souligne la directrice du financement agricole et du développement rural à la BAD, Atsuko Toda.

Dédié aux pays membres régionaux de la Banque et annoncé dans sa première phase de mise en œuvre, entre 2019 et 2023, ce programme renforcera leur capacité à évaluer les risques et les coûts liés au changement climatique, à réagir aux catastrophes et à revoir les mesures d’adaptation prises à l’échelle nationale et sous-nationale. Il facilitera également l’obtention de financements initiaux, en faveur des pays qui ont besoin d’aide dans ce domaine.

 «Neuf pays ont d’ores et déjà fait savoir leur intérêt pour le programme : le Burkina Faso, la Gambie, Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad», assure la BAD, précisant que l’ADRiFi encouragera le déploiement de dispositifs d’intervention en cas de catastrophe, à l’instar d’assurances souveraines paramétriques et indexées, pour lesquelles les paiements seront automatiquement versés dès que le seuil de risque prédéfini sera franchi.