Le bureau directeur du Rassemblement héritage et modernité (RHM) a défini le 12 juillet 2017, son plan d’action et désigné les responsables pour l’exécution de ce programme d’occupation du territoire national.

Le bureau directeur du RHM a défini le 12 juillet 2017, son plan d’action et désigné ses différents responsables. © Gabonreview

 

Quarante-huit heures après avoir obtenu la mue du Front de l’Unité nationale et le développement unitaire (Fundu), lui conférant une existence légale, le Rassemblement Héritage et Modernité (RHM) a tenu la première réunion de son directoire le 12 juillet, à son siège à Libreville.

L’objectif était de définir les grandes lignes de son plan d’action et répartir les responsabilités dans sa structure, pour un meilleur positionnement sur l’échiquier politique national.

«Après le congrès, il est normal que les membres du directoire du RHM se retrouvent pour une prise de contact entre nous, de façon à échanger et d’envisager l’avenir. Parce que nous avons à implanter désormais de façon définitive le parti, à corriger les structures de base qui existent dans ce pays, à les exhumer et les redynamiser pour que RHM puisse effectivement vivre et participer à l’action politique dans ce pays», a déclaré le secrétaire général Michel Menga M’essone.

Réparti en six grandes structures (Collège des membres d’honneur, présidence du parti, secrétariat exécutif, trésorerie générale, délégation nationale et secrétariats nationaux), le bureau du secrétariat exécutif du RHM est composé de 30 membres titulaires. Aspirant à un véritable maillage du terrain, le parti d’Alexandre Barro Chambrier a opté pour le déploiement des secrétaires généraux adjoints et des délégués nationaux adjoints dans les neuf provinces du pays.

«C’est un choix délibéré fait sur la base de l’expérience que nous avions. Nous voulons que notre parti fonctionne réellement. Et vous savez que nous avons neuf provinces et à l’intérieur de ces provinces, il y a des hommes et des femmes qui y habitent. Nous voulons que notre parti ait une vie réelle au quotidien dans ces différentes provinces», a expliqué Michel Menga.

Le parti souhaite une forte décentralisation pour mieux s’insérer dans le tissu social. «Nous ne voulons pas avoir un parti jacobin, c’est-à-dire, un parti centralisé à Libreville, pour que toutes les décisions viennent de Libreville. Nous avons donc pensé qu’à la tête de chaque province, indépendamment du président et du secrétaire général, qu’il y ait un responsable de haut niveau qui anime la vie du parti», a-t-il poursuivi.

Au regard de la faible implication et représentation de la gente féminine dans la sphère politique du pays et au sein du RHM, le secrétaire général du parti a exhorté la femme gabonaise à intégrer l’arène politique et peser de son poids dans les prises de décisions, pour l’évolution de la démocratie.

«Nous allons nous battre pour que les femmes soient au même niveau que les hommes. Pour qu’elles comprennent que leur action est toute aussi importante, sinon plus que l’action des hommes. Nos vies, nous les devons aux femmes, c’est grâce aux femmes que nous sommes dans ce monde», a promis le secrétaire général.