Présentée comme une «période dite de réclamations», la seconde révision de la liste électorale va se dérouler du 8 au 10 août. Les contours de l’opération ont été dressés par le ministère de l’Intérieur, 48 heures avant le début de celle-ci.

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Après un premier acte organisé du 15 au 29 juin dernier, la seconde révision de la liste électorale va se tenir du 8 au 10 août sur l’ensemble du territoire national. 48 heures avant le début de cette opération de trois jours, le ministère de l’Intérieur a dévoilé tous les détails y relatifs. Notamment les catégories de personnes concernées par cette seconde révision.

Selon le ministère de l’Intérieur, cette seconde révision concerne les personnes dont «l’inscription ou la radiation aura été ordonnée par la juridiction compétente ou celles auxquelles les juridictions auront interdit le droit de vote ou d’élection après la première révision de la liste électorale».

Sont également concernés par l’opération, «les agents des secteurs public ou parapublic ainsi que les employés des entreprises privées ayant fait l’objet d’une mutation ou d’une mise à la retraite après la première révision de la liste électorale». Ces derniers devront par ailleurs présenter leur ordre de mission ou le document attestant leur mise à la retraite. Tout comme ils devront produire un certificat de radiation de la liste électorale de la précédente résidence.

«Cette dérogation s’étend aux membres de la famille des personnes concernées vivant avec eux à la date de leur mutation ou de leur mise à la retraite», a précisé le ministère de l’Intérieur. Autre catégorie de personnes concernées par la seconde révision de la liste électorale, «les citoyens ayant atteint 18 ans après le 29 juin 2018, date de la clôture de la première révision, ou qui les auront au plus tard le 10 août 2018, date de clôture de la seconde révision».

Enfin, la seconde opération de révision prend également en compte les personnes régulièrement inscrites dont les noms ne se trouvent pas en définitive sur la liste de leurs circonscriptions électorales ou de leurs centres de vote, «sous réserve de la présentation de leurs certificats d’inscription (récépissé d’enrôlement)». A cette catégorie s’ajoutent les citoyens dont «les données ont été mal retranscrites».

«Il n’y a que cette dernière catégorie de citoyens qui fait l’objet de réclamations lors de cette révision», a précisé le ministère de l’Intérieur. Dans le cadre de cette seconde révision, les populations pourront présenter la carte d’identité nationale, le passeport et l’acte de naissance ou un jugement supplétif. En plus de ces pièces, les populations devront par ailleurs en présenter d’autres.

Il s’agit de l’acte ordonnant la radiation ou la réhabilitation du droit de vote pour les personnes recouvrant leurs droits civiques et politiques. Les citoyens mutés ou mis à la retraite devront présenter l’acte de mutation ou l’attestation de mise à la retraite. Enfin, les personnes dont les noms n’apparaissent pas sur la liste électorale et ceux dont les données ont été mal transcrites, doivent se munir du récépissé d’enrôlement et d’une pièce d’identité.

Et le ministère de l’Intérieur d’insister : «Cette période dite des réclamations n’est pas ouverte à une période de ré-enrôlement de tous les compatriotes déjà enrôlés. Elle est plutôt l’occasion donnée à tout lecteur d’aller vérifier son nom sur la liste électorale». Par ailleurs, le citoyen déjà inscrit sur la liste électorale et qui s’est enrôlé, trouvera son nom à son ancien lieu de vote. Celui ayant opéré plusieurs changements de lieu de vote, est maintenu au dernier changement enregistré lors du traitement des données. «Ces deux cas de figure ne font pas l’objet d’une réclamation», a conclu le ministère de l’Intérieur.