Après leur première sortie en fin octobre, le vice-président du Sénat et le président du parti de l’opposition Union et Solidarité (US) ont poursuivi leur campagne de sensibilisation contre l’adoption du projet de révision constitutionnelle dans la province du Woleu-Ntem.

Jean Christophe Owono Nguema et Jean de Dieu Moukagni-Iwangou en campagne de sensibilisation à Mitzic. © D.R.

 

Après l’étape de Libreville où ils sont allés à la rencontre des habitants du 2e et du 5e arrondissement de la commune pour les entretenir sur la révision de la Constitution actuellement en projet, Jean Christophe Owono Nguema et Jean de Dieu Moukagni-Iwangou se sont rendus le week-end écoulé dans la province du Woleu-Ntem.

Le vice-président du Sénat et le président du parti de l’opposition Union et Solidarité (US) ont dit aux populations de Mitzic et d’Oyem tout le mal qu’ils pensent des modifications envisagées par les autorités gouvernementales. Celles-ci, qui touchent 56 articles sur les 120 que compte la Constitution gabonaise, visent un seul but : «la monarchisation du pouvoir au Gabon», ont une nouvelle fois estimé les deux orateurs.

Jean de Dieu Moukagni-Iwangou intervenant à Oyem. © D.R.

Dans les deux localités comme dans les quartiers de Libreville (Cocotiers, Sotega, Lalala Dakar), Jean Christophe Owono Nguema et Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, fidèles à leur appel à la citoyenneté lancé le 7 novembre, ont particulièrement dénoncé «la confiscation du pouvoir» par Ali Bongo et ses soutiens par la «sanctuarisation de la non-limitation des mandats qui est le ferment du pouvoir absolu, pour se protéger de l’immunité que confère l’exercice du pouvoir suprême, et se soustraire à l’action de la justice».

A Mitzic et à Oyem, Jean Christophe Owono Nguema et Jean de Dieu Moukagni-Iwangou ont également évoqué la question de l’anniversaire marquant les 50 ans de la famille Bongo au pouvoir au Gabon. Et cinq décennies après, l’élu et le leader de l’US estiment que rien n’a vraiment évolué, surtout pour le bien-être des Gabonais. «De père en fils, la pauvreté n’a pas changé de cap. Elle a augmenté chez les mêmes pauvres, contre lesquels il se prépare l’interdiction de tout droit d’inventaire à faire à l’égard de ceux qui fécondent cette pauvreté», a écrit Moukagni-Iwangou, lundi 4 décembre, sur sa page Facebook.

Dans le «Grand Nord», Jean Christophe Owono Nguema et Jean de Dieu Moukagni-Iwangou ont à nouveau appelé leurs concitoyens à «se mobiliser pour défendre la patrie et pour protéger la Constitution», conformément à l’article 1er paragraphe 21 de la loi fondamentale.