Effarés par le projet de révision constitutionnelle en cours, les jeunes de l’opposition ont invité, le 28 novembre à Libreville, tout citoyen à se joindre à eux pour faire barrage à cette initiative.

L’appel citoyen des jeunes de l’opposition. © Gabonreview

 

A la suite du sénateur Jean-Christophe Owono Nguema, les jeunes de l’opposition ont à leur tour fustigé, le 28 novembre à Libreville, le projet de révision constitutionnelle qu’entend initier le gouvernement. Constitués des membres de l’Union nationale (UN), d’Héritage et modernité (H&M), de l’Alliance démocratique et républicaine (Adere), de l’Union du peuple gabonais (UPG), les jeunes de l’opposition ont interpelé l’opinion nationale sur le danger lié à cette révision constitutionnelle.

«Notre pays est devenu un cimetière à ciel ouvert, un véritable pénitencier où la seule revendication vous conduit à la prison centrale pour y subir les pires humiliations. Revendiquer la souveraineté du peuple est devenu un délit», a déclaré le porte-parole des jeunes de l’opposition. Et Firmin Ollo’o d’ajouter : «Comme si tout cela ne suffisait pas et que la souffrance n’était pas assez forte, voici qu’Ali Bongo dans sa quête de reconnaissance et dans son projet de chosification des gabonais envisage de réviser la Constitution pour y insérer de articles nocifs au bon fonctionnement de la République».

Dans ce sens, ce dernier a posé un certain nombre de questions. «Comment se fait-il qu’un illégitime puisse toucher à ce qui est légitime ? Voici quelqu’un qui n’a pas la caution du peuple qui s’arroge le droit d’outrepasser ses prérogatives pour assouvir ses rêves de devenir roi du Gabon (…) devons-nous accepter de devenir les sujets? Pourquoi laisserons-nous les Bongo faire de nous des esclaves?», a-t-il interrogé.

A la suite de ces interrogations, les jeunes de l’opposition ont invité tous les «concitoyens épris de justice et de liberté et engagés dans le devenir du Gabon» à se joindre à eux pour sauver la République. Tout comme ils ont appelé les parlementaires à écouter la voix de la raison et l’appel de la République. «Ne tuez pas notre pays, ne condamnez pas notre progéniture, ne faites pas de nous et de nos enfants des esclaves. Si vous choisissez la voie de la honte, sachez que le peuple gabonais s’en prendra à vous, à vos enfants, à vos parents et à vos biens. Vous êtes bien identifiés et vous répondrez de vos actes», ont martelé les jeunes de l’opposition.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga