Au moment où le projet de révision constitutionnelle divise, le secrétaire général exécutif du Bloc démocratique chrétien (BDC) appelle l’opposition n’ayant pas participé au dialogue politique d’Angondjé d’assumer les conséquences de son absence à ces assises.

Le SGE du Bloc démocratique chrétien (BDC), Guy Christian Mavioga. © Gabonreview

 

Le projet de révision constitutionnelle est loin d’être bien accueilli par l’opposition plus ou moins proche de la Coalition pour la nouvelle République (CNR). Certains y voient la volonté du pouvoir en place d’instaurer au Gabon «un régime monarchique». S’il refuse d’entendre ces critiques, Guy Christian Mavioga accuse ce vendredi 27 octobre les opposants ayant boycotté les assises d’Angondjé d’avoir permis la conception dudit projet. Le secrétaire général exécutif du BDC précise que cette révision «obéit tout simplement aux accords issus du dialogue politique qui a focalisé tous les esprits du Gabon pendant plusieurs mois». Or, ajoute-t-il, «tout le monde savait que les conclusions de ce dialogue politique devaient être imposables à tous sans discrimination aucune».

«Aujourd’hui, les carottes sont cuites. La politique de la chaise vide, comme toujours, n’a pas payé. La faute est à ceux qui pleurent maintenant car c’était un dialogue ouvert et sans tabou. Les actes du dialogue doivent être appliqués», déclare le leader du BDC, tout en soupçonnant les boycotteurs «d’être en intelligence avec certains esprits pour avoir laissé seuls les zéro pour cent décider à leur place».

S’il se montre solidaire du pouvoir dans le cadre de cette révision constitutionnelle, Guy Christian Mavioga l’est moins avec le gouvernement sur la question de la mise en place du comité de suivi-évaluation promis depuis des mois. «La mise en place du comité de suivi était une des priorités pour l’application des accords du dialogue politique national. Or, nous constatons pour le déplorer, la non mise en place de cet outil important», s’est-il plaint, tout en espérant qu’«il n’est pas tard pour rectifier le tir».