Dans une déclaration faite le 18 novembre 2017 à Paris, la Coordination des associations et partis politiques de l’opposition gabonaise en Europe pour le changement et l’alternance démocratique (Cappo) a appelé au retour de la Constitution de 1991.

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La Cappo a donné sa position sur le débat relatif à la révision constitutionnelle. Si ce groupement politique est favorable à l’idée d’une révision constitutionnelle, il refuse cependant le format actuel, et ne souhaiterait pas que cette révision soit faite par le gouvernement Issoze Ngondet. C’est du moins, ce qu’a défendu le vice-président de la Coordination des associations et partis politiques de l’opposition gabonaise en Europe pour le changement et l’alternance démocratique(Cappo), Jean-Jules Mikala, le 18 novembre dernier à Paris.

En effet, la Cappo recommande au Gabon de faire le choix de protéger la Constitution de 1991, adoptée par voie consensuelle par l’Assemblée nationale le 15 mars 1991, au terme de la conférence nationale 1990 ayant conduit à la suppression formelle du système de parti unique, promulguée par la loi n° 3-91 du 26 mars 1991.

Si elle est favorable à une révision constitutionnelle, la Cappo rejette tout projet de révision de la Constitution qui conduirait à une «monarchisation» de la République, au détriment des principes d’une démocratie constitutionnelle conforme à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, consacrés par la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948, et par la Charte africaine des Droits de l’homme et des peuples de 1981.

Pour y arriver, ce groupement politique suggère un troisième dialogue baptisé, «concertation nationale souveraine et inclusive» en vue de reformer par la voie du consensus national et souverain la «Loi fondamentale» du Gabon et engager enfin le pays dans la voie de la «modernité démocratique».

«La limitation des mandats présidentiels, la séparation des pouvoirs ainsi que l’indépendance des institutions régaliennes de la République ne peuvent être une variable d’ajustement au service d’un clan. Au-delà des positions  partisanes, il est question que le Gabon rentre dans la modernité démocratique et républicaine, conformément aux aspirations souveraines de son peuple», a conclu Jean-Jules Mikala.