Le Conseil gabonais de la résistance (CGR) va organiser un sit-in le 22 septembre à Nantes, en France, pour protester contre le régime d’Ali Bongo.

© facebook.com/CGRGroups

 

Le vent de contestation contre le régime d’Ali Bongo va souffler sur la ville de Nantes. Le 22 septembre, le Conseil gabonais de la résistance (CGR) va organiser un sit-in dans la ville située sur la Loire dans la région Haute-Bretagne, à l’ouest de la France. 48 heures avant ce sit-in, des leaders de ce mouvement sont déjà à Nantes, où ils terminent les préparatifs de leur rassemblement.

«Nous sommes à Nantes dans le cadre d’une manifestation de contestation contre le régime d’Ali Bongo comme nous le faisons à travers la France, pour montrer à la communauté internationale que ce régime-là, nous sommes décidés à le dégager. Et le Gabon faisant partie de la communauté internationale, il est de notre responsabilité d’agir avec abnégation, de manière organisée pour continuer de dire haut, l’aspiration du peuple gabonais de passer à une alternance politique», a affirmé Messir-Wilfried N’nah Ndong dans un post sur sa page Facebook.

Présenté comme un instrument de défense populaire émanant du peuple, le CGR a pour objectif principal, «la construction d’une nouvelle République à travers l’alternance démocratique et le changement politique». Né de la contestation de la victoire d’Ali Bongo à la présidentielle de 2016, le CGR estime que l’alternance au Gabon est «l’unique solution vers une véritable démocratie».

D’où sa série de contestations organisées depuis deux ans dans plusieurs villes de France dont Nantes, dans quelques heures. Pour ce rendez-vous, le CGR a souhaité la participation massive des Gabonais. «Nous invitons tous les Gabonais vivant à Nantes à nous rejoindre le 22 septembre. Le CGR est là est et nous avons besoin de tous les Gabonais. Ce n’est plus l’heure de se cacher, d’avoir peur, mais de dire haut et fort notre mécontentement face à ce régime inique qui développe la paupérisation de notre beau pays», a conclu Messir-Wilfried N’nah Ndong.