Libreville abrite le 12 avril 2018 l’atelier de lancement du processus d’inscription du site du Bas-Ogooué, au réseau mondial des réserves biosphères de l’Unesco. C’est le deuxième plus grand complexe deltaïque d’Afrique subsaharienne avec une superficie de plus de 800 000 ha.

Vol au-dessus du Bas-Ogooué. © D.R.

 

L’unité de coordination du Projet d’appui à la gestion durable des zones humides (Pazh) se réunit le 12 avril à Libreville, pour le lancement du processus d’inscription du site du Bas-Ogooué au réseau mondial des réserves biosphères de l’Unesco.

L’objectif de cette première réunion est de sensibiliser les différents acteurs présents dans le Bas-Ogooué (pouvoirs publics, communautés locales et entreprises privées, etc.), engagés dans des initiatives de développement durable, sur la nécessité d’inscrire le Bas-Ogooué au réseau mondial des réserves de biosphère. Il s’agit de susciter l’adhésion de l’ensemble des communautés engagées dans l’animation au quotidien des différentes activités de gestion de la future réserve de biosphère, d’élaborer une feuille de route fixant les activités à réaliser à l’issue de l’atelier et s’assurer de leur mise en œuvre effective, avant le dépôt du dossier finalisé à l’Unesco.

En effet, de l’avis de l’unité de coordination du Pazh, l’intégrité de l’ensemble des écosystèmes présents sur le site du Bas-Ogooué reste menacée par diverses activités non contrôlées et l’absence d’un plan de gestion clairement défini. «Car, contrairement aux parcs nationaux qui bénéficient d’un cadre juridique et institutionnel clair, les zones humides du Gabon ont besoin d’un statut qui réglemente leur fréquentation à des fins commerciales ou touristiques», relève Yannick Ongonwou Sonnet, directeur général de l’environnement et de la protection de la nature.

Deuxième plus grand complexe deltaïque d’Afrique subsaharienne, avec une superficie de plus de 800 000 ha, le site du Bas-Ogooué, comprend du point de vue culturel, des monuments et vestiges représentatifs de l’histoire du Gabon depuis les traces de cultures en billons antiques, jusqu’au début des indépendances, notamment le Cap-Lopez, les monuments des missions religieuses, le célèbre hôpital du docteur Schweitzer ainsi qu’Ile Samory Touré.