Le président de l’ONG Croissance saine environnement, Nicaise Moulombi, émet des doutes sur le projet d’inscription du site du Bas-Ogooué au réseau mondial des réserves de biosphère de l’Unesco, lancé le 12 avril à Libreville. Pour ce leader de la société, il s’agit d’une initiative de captation de fonds organisé par l’administration.

Nicaise Moulombi, président de l’ONG Croissance Saine Environnement. © Gabonreview.com

 

Le Gabon, à travers le comité de pilotage du Projet d’appui à la gestion durable des zones humides (Pazh), a lancé le 12 avril à Libreville, le processus d’inscription du site du Bas-Ogooué au réseau mondial des réserves de biosphère de l’Unesco. Initié sous la supervision du directeur général de l’environnement, cette initiative dont l’objectif fondamental serait la préservation du patrimoine écologique de cette partie du Gabon, viserait selon le président de l’ONG Croissance saine environnement, Nicaise Moulombi, une captation des fonds auprès des organismes internationaux.

«Nous pensons que cette initiative n’est pas la bienvenue. Nous avons demandé, en tant que société civile, que ce rapport soit transmis à la commission nationale d’affectation de territoire. Il faut que les administrations arrêtent de mettre en place des processus pour aller engranger des financements qui n’honorent pas notre pays et après, c’est le contribuable gabonais qui paye. Pour notre part, nous nous opposons à cela et j’espère que le ministre n’a pas été induit en erreur», a déclaré Nicaise Moulombi, le 12 avril dernier.

Pour le président de Croissance saine environnement, avant d’initier une telle opération ou projet, il aurait été judicieux de dresser le bilan des apports de la création des parcs marins, des réserves de la Lopé et de la M’passa, dans l’économie nationale.

«Nous n’avons pas fait l’économie des parcs marins, on nous amène sur les réserves de biosphère. C’est une bonne chose, sauf que nous avons déjà eu la réserve de la Lopé, M’passa, nous ne savons pas ce que toutes ses réserves apportent à l’économie nationale et à la réduction de la pauvreté des Gabonais. Nous n’avons pas à nous précipiter pour aller faire des inscriptions», a-t-il indiqué, promettant de continuer à dénoncer, conformément aux règles autorisées, en informant l’administration centrale.