La ministre des Petites et moyennes entreprises dit être victime d’une usurpation d’identité sur les réseaux sociaux, particulièrement sur Facebook où plusieurs internautes se font passer pour elle.

Carmen Ndaot, ministre des PME, victime d’usurpation d’identité sur Facebook. © Melimage

 

Des comptes Facebook attribués à Carmen Ndaot. © D.R.

Après douze mois sans discontinuer au sein du gouvernement, il fallait s’y attendre. Carmen Ndaot, personnalité publique devenue, ne pouvait que faire l’objet d’attention de la part des internautes, y compris les attentions les plus malsaines. Ces dernières semaines, sur les réseaux sociaux, particulièrement sur Facebook, plusieurs comptes portent son nom, sa photo et même sa fonction. Certains, plus ou moins bien conçus, ont enregistré plusieurs inscriptions d’internautes souhaitant, soit entrer en contact avec elle, soit simplement suivre ses activités.

La ministre des PME et de l’Artisanat affirme, ce mardi 28 août, que la plupart de ces comptes Facebook, cinq au total, n’ont été créés ni par elle-même ni par les membres de son cabinet, encore moins par ses proches. Pour elle, il s’agit clairement d’une usurpation de son identité. Aussi, invite-t-elle ses abonnées à se désinscrire de «ces faux comptes» et dit avoir un «seul et unique compte Facebook». Celui-ci, présenté comme son compte «officiel», est «Ministre Carmen Ndaot».

Si certains peuvent s’étonner de ce que les comptes Facebook attribués à Carmen Ndaot aient enregistré plusieurs abonnements, d’autres accusent l’ignorance des internautes et leur incapacité à déceler les faux comptes. L’un des cinq comptes présente d’ailleurs la ministre des PME et de l’Artisanat comme une «ministre grec des Affaires étrangères» !

Il n’empêche, cet énième cas d’usurpation d’identité d’une personnalité publique gabonaise sur les réseaux sociaux pose un problème de sécurité, dont les autorités en charge de cette question doivent se saisir. Faut-il pour cela qu’elles soient outillées afin de confondre les propriétaires de ces faux comptes qui s’en servent souvent, soit pour arnaquer les internautes, soit pour attenter à l’honneur des personnalités publiques.