Le président de l’Assemblée nationale, Richard Auguste Onouviet, a invité le 4 septembre à Libreville, à l’occasion de la rentrée parlementaire, le gouvernement à tout mettre en œuvre pour répondre aux nombreuses attentes des Gabonais, en dépit de la situation économique difficile.

Le président de l’Assemblée nationale, Richard Auguste Onouviet. © D.R.

 

Le nouveau gouvernement rendu public le 21 août n’aura pas d’état de grâce, face aux nombreuses attentes des populations. L’équipe conduite par Emmanuel Issoze Ngondet doit apporter dans l’immédiat, des solutions aux problèmes socio-politiques et économiques auxquels font face les Gabonais depuis plusieurs mois.

C’est en tout cas, ce qu’a clairement fait savoir, au nom des populations, le président de l’Assemblée nationale au Premier ministre. C’était à l’occasion de la rentrée parlementaire organisée à l’hémicycle du palais Omar Bongo Ondimba du Senat.

Richard Auguste Onouviet a appelé a appelé le gouvernement «à soigner, éduquer et former solidement les jeunes gabonais afin de leur donner des chances égales de réussite et de permettre au Gabon de disposer des ressources humaines, le mettant en mesure de faire face aux exigences du monde concurrentiel induit par la globalisation des échanges», a-t-il déclaré.

«Faire mieux avec moins» signifie également selon le président l’Assemblée nationale «parvenir à identifier les meilleures dépenses permettant à moindre coût de construire les routes, les écoles hôpitaux tout en préservant l’environnement».

Pour y parvenir, le gouvernement doit «établir une gradation raisonnée de priorités en privilégiant les investissements vecteurs de croissance», a estimé l’élu de la commune de Lambaréné. Aussi, Richard Auguste Onouviet a-t-il exhorté le gouvernement à mettre en place «un cycle vertueux des réformes volontaristes destinées à assainir la gestion des deniers publics et à dégager des marges de manœuvre financière».

Toutefois, pour que ces réformes soient effectives, les députés doivent accomplir leur devoir en toute liberté. D’où l’appel de Richard Auguste Onouviet à ses collègues à s’impliquer pleinement et à examiner dans un esprit critique les textes lois qui leur sont soumis. Car, a-t-il souligné, «le passage sur le tamis critique des députés constitue pour les textes et lois, une phase qualitative indispensable. Et il n’en saurait être autrement», a indiqué Richard Auguste Onouviet.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga