Plus d’un an après son lancement, le gouvernement fait actuellement le bilan du Plan de relance économique (PRE), censé répondre à la crise de l’industrie pétrolière mondiale dont dépend en grande partie le Gabon. A la primature, on se satisfait déjà des résultats enregistrés jusque-là.

Emmanuel Issoze Ngondet, satisfait de l’exécution du PRE jusque-là. © Primature-Gabon

 

Présenté en fin 2016 pour couvrir la période allant de 2017 à 2019, le Plan de relance économique a fait du chemin. Plus d’un an après, le gouvernement qui l’a élaboré avant de le faire adopter par le Parlement est à l’heure du bilan. D’autant que ce plan a bénéficié du soutien financier des partenaires internationaux du Gabon, à l’instar du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque africaine de développement (BAD), qui ne manquent pas l’occasion de rappeler qu’ils ont un droit de regard sur la conduite de ce plan.

A la Primature, l’on assure que ces derniers mois, le PRE a été exécuté conformément à la volonté du chef de l’Etat et des partenaires financiers internationaux. Mercredi 18 avril a eu lieu un Conseil interministériel sectoriel à la faveur duquel, un premier bilan d’exécution a été fait au Premier ministre. Emmanuel Issoze Ngondet se serait dit satisfait et n’aurait pas caché son optimisme de voir les choses s’améliorer avant l’échéance de 2019.

«Les membres du gouvernement avec à leur tête, le Premier ministre, ont pu constater que, profitant de l’embellie des cours sur le marché des principaux produits d’exportation, l’économie gabonaise a connu une certaine tendance à la stabilisation ces derniers mois. Ils notent que les indicateurs extérieurs s’améliorent en effet et les efforts fournis par le gouvernement pour maîtriser les dépenses publiques et garantir un niveau relativement élevé des recettes, ont permis de dépasser les objectifs fixés par l’ajustement budgétaire», informe le site de la Primature.

A cette étape d’exécution, le PRE aurait également permis la réduction de 3% du déficit entre 2016 et 2017. «Quant à la dette publique, précise la Primature, celle-ci reste globalement maitrisée.» Toutefois, le chef du gouvernement a exhorté ses collègues à «poursuivre la réduction les dépenses publiques et à mobiliser davantage les recettes fiscales de manière à garantir, de façon pérenne, le financement de tous les projets structurants devant concourir au développement et à la construction de notre pays».

Le bilan d’exécution du PRE sera rendu public le jeudi 26 avril prochain. Des chiffres précis seront donnés par le gouvernement.